Lutte contre la précarité: les tuteurs énergie demandent plus de moyens

Les tuteurs énergie célèbrent cette année leurs 10 ans d’existence. Un dispositif d’aide pour tous les citoyens (pas uniquement le public bénéficiaire des CPAS) ayant des difficultés d’accès à l’énergie, à l’eau ou au logement. Ils sont une soixantaine en Wallonie, mais seul un CPAS sur quatre travaille avec ces tuteurs.

Les chiffres

En 2017, plus de 14 000 ménages ont bénéficié d’interventions individuelles et pratiquement 6000 ménages ont bénéficié d’un suivi à domicile à moyen et long terme. Dans la plupart des cas, il s’agit de réduire le montant des factures ou sa consommation, clarifier une situation administrative, améliorer le confort d’un logement, obtenir une aide financière, ou encore interpeller un propriétaire.

Leur rôle

Concrètement, sur le terrain il s’agit de faire la chasse au gaspillage et donc d’argent pour les plus précarisés. Benoît Dumay est tuteur en énergie. Il travaille pour le CPAS de Fernelmont dans la province de Namur. Il nous raconte sa dernière intervention : "Une dame âgée ne se rendait pas compte qu’il y avait une fuite d’eau dans ses toilettes. Cela représentait une consommation de 2800 euros sur une année. La réparation consistait à changer un joint qui lui a coûté une vingtaine d’euros. Et voilà, c’est réglé…".

 

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Exemple d'intervention par un tuteur énergie : Un lit de bébé piqué par l'humidité (source fédération des CPAS de Wallonie / UVCW) © Tous droits réservés
Exemple d'intervention par un tuteur énergie : Problème de chauffage - Installations vétustes (source fédération des CPAS de Wallonie / UVCW) © Tous droits réservés
Exemple d'intervention par un tuteur énergie : Problème d'humidité (source fédération des CPAS de Wallonie / UVCW) © Tous droits réservés

Concrètement

Parfois, insuffler de petits changements de comportement ou de matériel suffisent pour obtenir des résultats. Parfois, il faut plus que ça. Les tuteurs énergies disposent dans ces cas-là de quelques subsides. Nathalie De Vléminck travaille au CPAS de Profondeville dans la province de Namur : "On peut intervenir par rapport à l’enveloppe du bâtiment, par exemple isoler, voire où se trouvent les déperditions thermiques, faire des investissements tels que des tentures thermiques. Au niveau de l’eau chaude sanitaire, vérifier que la soupape de sécurité fonctionne bien. Il y a aussi l’éclairage, les ampoules par exemple".

Et pourtant

Deux cents communes wallonnes n'ont pourtant pas de tuteurs énergie. La fédération des CPAS demandent donc aujourd'hui au gouvernement wallon de garantir l'enveloppe budgétaire qui finance les emplois actuels. Mais surtout, de l'augmenter pour étendre ce service à l'ensemble des communes.

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