Lourd bilan après la catastophe de Hal: 18 morts, 162 blessés

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Deux trains se sont percutés ce lundi matin à hauteur de Hal. Il y a, au moins, 18 morts. Les opérations de recherche des corps ont été interrompues avec la nuit. L'administrateur-délégué d'Infrabel admet que la catastrophe aurait pu être évitée.

Les numéros de téléphones utiles:

Numéro durgence pour les victimes (Croix-Rouge): 016/39.80.73

Numéro d'information sur le trafic: 02/528.28.28

Info victimes : 02/365.94.25

Rappel des événements de la journée

Trois trains de voyageurs sont entrés en collision un peu avant 8 heures 30 à hauteur de Huizingen-Hal. Un des trains impliqués faisait la liaison Quiévrain-Liège Guillemins. Un autre faisait la liaison Leuven-Braine-le-Comte. Enfin, un troisième se trouvait sur une voie parallèle. Il y avait environ 300 personnes dans les différents convois. Le train en provenance de Leuven aurait brûlé un feu rouge, mais l'enquête devra encore le démontrer. Les informations, à ce stade, demeurent contradictoires.

Le bilan est très lourd: 18 personnes sont décédées et l'on craint d'autres victimes. Il y a également 162 blessés, dont 55 ont été envoyés dans différents hôpitaux. Parmi ceux-ci, il y a onze blessés graves. L'identification des victimes s'avère délicate.

En début de soirée, les recherches de corps ont été interrompues en raison de l'obscurité. Il est possible que d'autres corps demeurent encore sous les décombres.

Les témoignages des passagers sortis indemnes des wagons sont impressionnants: ils évoquent un choc "brutal", les cris des personnes bloquées dans les wagons...

Le Roi et le Premier ministre sont tous les deux rentrés d'urgence en Belgique et se trouvaient sur place, en début de soirée.

Le trafic ferroviaire intérieur est fortement perturbé. La ligne Bruxelles-Hal-Mons est totalement coupée à hauteur de Hal. Des navettes ont été mises à disposition des navetteurs. Tout le trafic des Thalys et des TGV et Eurostar en provenance ou à destination de la France est également à l'arrêt. Nul ne sait quand il pourra être rétabli.

Sur le plateau de la RTBF, l'administrateur-délégué d'Infrabel, Luc Lallemend, a admis lundi soir que l'incident aurait pu être évité si les deux trains avaient été équipés d'un système de freinage d'urgence.

 

20h00 Une réunion d'urgence portant sur la catastrophe ferroviaire survenue lundi matin à Buizingen devait débuter à 20h00 au cabinet de la ministre des Entreprises publiques, Inge Vervotte.

Des représentants de la SNCB et des syndicats sont conviés à cette réunion. La ministre entend consulter les deux parties sur la problématique de la sécurité sur le réseau ferroviaire. "S'il ressort que la formation peut constituer une solution ou s'il ressort que des investissements supplémentaires peuvent constituer une partie de solution, j'en ferai état au conseil des ministres et je solliciterai dans ce cas un budget pour de tels investissements", a indiqué la ministre à une télévision flamande.

19h45 Les opérations de recherches des corps ont été interrompues avec la nuit, sans que de nouveaux corps aient été découverts dans les amas de feraille. Il demeure une incertitude quant à savoir s'il reste des victimes à l'intérieur des wagons.

19h25 Le ministre-président flamand Kris Peeters n'a actuellement pas l'intention de rentrer prématurément des Etats-Unis où il emmène une mission économique en Californie en compagnie de la vice-présidente du gouvernement flamand Ingris Lieten.

Kris Peeters souligne être en contact avec le bourgmestre de Hal, Dirk Pieters, et le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk Dewitte, concernant la coordination des secours.

"J'ai aussi pris les contacts nécessaires avec le premier ministre Yves Leterme, Hilde Crevits (ministre flamande de la Mobilité, NDLR) et Rudy Demotte (ministre-président wallon, NDLR). Actuellement, je n'interromps pas notre mission", a-t-il indiqué depuis le site de Palo Alto.

17h10 Albert II est arrivé sur les lieux du drame.

16h20 Selon les services de secours, cités par la VRT, le bilan s'est encore alourdi : 18 morts. Les secours sont toujours à l'oeuvre pour dégager des victimes. Yves Leterme est arrivé sur place.

14h30 Lors d'une conférence de presse tenue par les autorités, un nouveau bilan a été établi. Il y a douze morts. 55 blessés ont été évacués vers quatorze hôpitaux. Parmi eux, onze personnes se trouvent dans un état grave. Il est encore très difficile d'identifier les corps des victimes. Une certitude : le bilan risque de s'alourdir, les recherches et les extractions des corps se poursuivent, l'identification de ceux-ci sera difficile. Enfin, parmi les blessés, se trouvait un ressortissant français.

Les circonstances de la catastrophe restent également incertaines même si on évoque un feu brûlé par le conducteur de train en provenance de Leuven. La collision aurait été frontale mais les informations sont très contradictoires.

Selon le patron de la SNCB, il y a avait trois trains sur les voies au moment où a eu lieu la collision. Deux d'entre eux sont entrés en collision frontale (le train Quiévrain-Liège et Leuven- Braine Le-Comte), le troisième qui se trouvait sur une voie parralèlle a pu freiner à temps.

13h - Causes de l'accident : des informations contradictoires

Marc Descheermaecker estime également qu'il y avait entre 250 et 300 personnes dans les trains impliqués dans la catastrophe, ce qui est un peu moins que d'habitude grâce aux vacances de carnaval. Toujours selon lui, un sur deux est légèrement blessé ou choqué. Il y a aussi plusieurs blessés graves et des morts, mais il précise que leur nombre exact n'est pas encore connu. Des personnes, vivantes ou mortes, seraient encore bloquées dans les carcasses des premiers véhicules, des membres de la DIV  (la cellule d'identification des victimes) sont sur place.

D'autres informations contradictoires circulent. Elles émanent du gouverneur de la Province du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, lors d'une première conférence de presse donnée ce lundi matin en compagnie de la ministre de l'Intérieur et du bourgmestre de Buizingen.

D'après lui, l'accident s'est produit à un endroit où il y a deux lignes qui se croisent. "L'un des trains avait du retard, l'autre pas. Celui qui n'avait pas de retard est entré dans le flanc de la première voiture du train qui avait un certain retard. Ce dernier avait le feu vert pour pouvoir démarrer, l'autre a peut-être ou sans doute négligé un signal rouge et il est entré en plein dans la voiture qui passait en face", Lodewijk De Witte. Il ne s'agit donc pas d'une collision frontale, selon lui.

13h - Trafic ferroviaire pertubé

Par ailleurs, cet accident continue à provoquer le chaos sur le rail, la ligne Bruxelles-Mons-Tournai est totalement coupée entre Bruxelles et Hal. Le trafic des Eurostar, des Thalys et des TGV est également complètement à l'arrêt. On ne sait pas encore quand cela pourra être rétabli.

11h55 D'après l'agence Belga, le train en provenance de Leuven, vers Braine-Le-Conte aurait brûlé un feu rouge.

11h45 Le Premier ministre Yves Leterme, en tournée dans les Balkans, a décidé de rentrer plus tôt que prévu.

11h34 Jannie Haeck, le patron de la SNCB, qui est sur place, a déclaré qu'il y a quinze morts dans un train, dix dans l'autre. Le bilan continue de s'alourdir.

11h22 D'après la VRT, le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, affirme qu'il y a 12 morts et deux personnes encore bloquées.

10h30 Etienne Schouppe, secrétaire d'Etat à la mobilité, a confirmé à notre journaliste Samy Hosni, l'information selon laquelle il y aurait un mort. Il y également, d'après le d'après le ministre, des blessés graves nécessitant des amputations.

9h30 On ignore si c'est une conséquence des mauvaises conditions météorologiques, mais un accident de train s'est produit ce lundi matin sur la ligne Soignies-Bruxelles, à hauteur de Hal.

Selon Infrabel, cet accident s'est produit entre deux, "voire trois trains de voyageurs un peu avant 8 heures 30 à hauteur de Huizingen-Hal". Un des trains impliqués était celui qui faisait la liaison Quiévrain-Liège Guillemins. L'autre faisait la liaison Leuven-Braine-le-Comte. Les services de secours sont sur place. La police locale confirme qu'il y a plusieurs blessés graves. La cause de l'accident n'est pas connue.

Un passager, qui était dans le train Mons-Liège, témoigne: "Il y a eu une collision, c'était brutal. L'instant d'après, tout le monde était renversé. Les deux wagons qui étaient devant nous étaient renversés. C'était brutal. Il y avait des gens choqués. Il n'y a pas de mots pour décrire ça.  (...) On ne pouvait pas prévoir, le train n'a pas freiné. On a attendu, les portes étaient bloquées. On a dû attendre plus ou moins un quart d'heure car apparement, il y a avait une rupture de catenaire. On a dû descendre du train. Et tout le monde a été escorté vers une taverne à Huizingen. J'ai vu des blessés. Mais les deux wagons devant nous..."

Suite à cet accident, la circulation ferroviaire est interrompue entre Hal et Bruxelles-Midi. Le trafic ferroviaire sur les lignes 96 (Bruxelles-Midi - Quévy), 26 (Hal - Malines) et 94 (Bruxelles-Midi - Tournai / Frontière française) est interrompu.
Un service de bus est instauré entre Bruxelles-Midi et Hal et entre Etterbeek et Hal (dans les deux sens). Les passagers des différents trains ont été évacués vers un centre sportif de la région.

Premières photos

Un utilisateur de Twitter, @Cdrik, a été le premier à avoir publié plusieurs photos dont celle-ci, très impressionnante.

 

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