Logement: un propriétaire sur six n'accepte pas les noms étrangers

Appartements à louer: les personnes d'origine étrangère discriminéees
Appartements à louer: les personnes d'origine étrangère discriminéees - © Belga/SISKA GREMMELPREZ

Une étude de l'université de Gand vient de le démontrer: les personnes d'origine étrangère, dont le nom a une consonance étrangère, ou qui parlent avec un accent arabe ou africain, ne sont pas traités de la même manière dans le cadre de la recherche de logement. Des sociologues de l'Université de Gand ont pu le vérifier dans un étude. En se faisant passer pour des locataires potentiels, ils ont appelés des centaines de propriétaires en Flandre.

Prendre rendez-vous pour visiter un logement: une démarche qui peut paraître classique, mais tout le monde ne se retrouve pas sur le même pied d'égalité dans cette recherche.

Pour mener leur étude, des sociologues se sont fait passer pour différents candidats locataires: soit un belge néerlandophone, soit un migrant d'origine turque avec accent, ou alors pour une personne avec un nom à consonance arabe. Sous ces faux profils, les chercheurs ont appelés plus de 580 propriétaires à Anvers et à Gand.

L'étude montre des chiffres interpellants: un propriétaire sur six rejette un candidat locataire qui s'exprime avec un accent étranger; et un propriétaire sur huit refuse de prendre rendez-vous avec un candidat dont le nom est à consonance arabe.

Autre conclusion: les étrangers doivent davantage prouver leur situation, les propriétaires leur demandent plus de documents pour attester de leurs revenus, et même parfois leurs nationalité.

Cette étude donne une tendance dans les discriminations au logement, mais cette mise à l'écart reste très difficile à prouver en cas de plaintes.

J. Audouard, avec W.F.

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