Lieu insolite: le mausolée de Sorée

Le mausolée de Sorée
Le mausolée de Sorée - © rtbf

Visite à Sorée, en province de Namur, où se trouve depuis plus d’un siècle le mausolée où repose notamment celui qui a imaginé les premières lignes de chemins de fer en Belgique. Ce monument, aujourd’hui à l'abandon, mérite un petit détour.

Sorée est un petit village de 360 habitants situé tout près d'Andenne. Le mausolée où repose toute la famille Borget, a été construit en 1855, juste à côté de l’église de ce petit havre de paix. C'est tout d'abord pour Henri que cette construction a vu le jour. Jacques Frankin, un passionné de l’histoire de Sorée, explique qui il était : "Au départ, Henri Borget était un maçon liégeois qui a prospéré en créant son entreprise de travaux publics. Il a notamment réalisé les premières lignes de chemins de fer belges dont la ligne qui reliait Liège -Malines– Bruxelles"

Une époque dont il ne reste rien

Il ne reste plus rien de cette époque autour de 1840, tout au plus quelques dessins des chemins de fer. Henri Borguet, dont aucun portrait n'a été retrouvé, s'était installé à Sorée, au château de Doyon. A sa mort, sa famille n'a pas reçu l'autorisation de l'enterrer dans la propriété. Voilà pourquoi sa femme a demandé qu'un mausolée soit érigé. Une partie de la famille repose à l’intérieur dont le fils d’Henri, Louis Borget qui était également entrepreneur. "Il avait repris les affaires familiales et créé des savonneries en Espagne", raconte Jacques Frankin. Le père comme le fils étaient réputés bons et accueillants.

Laissé à l'abandon

A proximité du mausolée, nous rencontrons Edouard, dont les arrières grands-parents étaient régisseurs au château des Borguet. A leur décès, ils ont pu être enterrés aux côtés de leur patron. Aujourd’hui, si le mausolée n'avait pas été laissé à l'abandon, Edouard lui-même aurait pu reposer dans le caveau.

A la mort de Louis Borguet, sa femme, d'origine néerlandaise, est repartie aux Pays-Bas, laissant 3000 francs à la commune. Elle pensait que les intérêts serviraient à l'entretien du mausolée, mais avec l'inflation, l'argent a vite manqué. Aujourd'hui, la nature reprend peu à peu ses droits dans ce lieu chargé d'histoire. 

I.L. avec D. Brichard

 

 

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