Liège: Romain Hissel acquitté

Le fils de Victor Hissel a été acquitté
Le fils de Victor Hissel a été acquitté - © Belga, archive

Le jugement est tombé dans l'affaire du fils Hissel : le tribunal correctionnel de Liège l'a acquitté de la prévention de tentative de parricide. En avril 2009, le jeune homme avait porté des coups de couteaux à son père, l'avocat du mouvement blanc. Les préventions sont déclarées établies, mais l'accusé échappe à la condamnation, parce qu'il a, selon les magistrats, agi sous l'emprise d'une démence passagère.

La loi ne définit pas la démence dont parle l'article 71 du code pénal. Le mot ne doit pas être lu dans un sens strictement médical. La chose est laissée à l'appréciation souveraine du tribunal.

Selon les magistrats liégeois, la démence, c'est la perte de contrôle des facultés mentales. C'est un état de déséquilibre grave. C'est une perturbation intellectuelle telle qu'il ne reste plus que la volonté animale. Une sorte de force, à laquelle personne ne peut résister.

En l'occurrence, le fils de l'avocat du mouvement blanc s'est trouvé entraîné dans une psychose, à la suite des révélations sur les tendances pédophiles de son géniteur. Certes, il a peut-être accordé une importance disproportionnée aux comportements paternels, mais la tentative de parricide intervient après une sorte de neuvaine de défonce, où l'alcool et la drogue ont entraîné le prévenu dans une spirale criminogène.

Selon les attendus du jugement, le jeune homme, depuis qu'il est suivi, ne représente plus de danger ni pour lui, ni pour la société. La démence est donc qualifiée de passagère.

L'auteur des coups de couteaux échappe donc à toute condamnation pénale. La seule conséquence de son acte, c'est, au civil, un dédommagement symbolique à sa victime, et le remboursement à la mutuelle des soins de santé que son moment de folie a provoqués.

M. Gretry

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