Liège: des étudiants non baptisés discriminés

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Saint Verhaegen - Illustration - © Saint Verhaegen - Illustration

15% des étudiants en médecine vétérinaire à l'Université de Liège ont été victimes de discrimination dans leur faculté simplement en raison du fait qu'ils ont refusé d'être baptisés : c'est le résultat d'une enquête interne auprès des étudiants.

Le phénomène a créé des tensions assez vives ces derniers mois au sein de l'université, au point que le Centre pour l'égalité des chances s'en est mêlé.
 
L'enquête, commandée par le recteur de l'ULg, a rencontré un grand succès auprès des étudiants vétérinaires : plus de 900 d'entre eux, sur environ 1500, ont accepté de répondre au questionnaire : êtes-vous baptisé ? Quelle était votre motivation ? Avez-vous déjà été victimes de discriminations au sein de l'université ? Quel type de discrimination ? De la part de qui ?

Les conclusions de l'enquête sont claires. Bernard Rentier, recteur de l'ULg, explique : "Le problème existe, il est connu. Est-il jugé grave ? Évidemment il est jugé grave par ceux qui en souffrent, et cela représente quand même 137 personnes qui sur les 925 disent qu'ils en souffrent ou qu'ils en ont souffert. Donc on ne peut pas dire que le problème est négligeable ou qu'il puisse être négligé. Par contre, ce n'est pas le raz-de-marée de l'oppression comme on pourrait l'imaginer quand on écoute certains".

L'enquête révèle, par exemple, que les non-baptisés ont moins facilement accès aux tuyaux d'examen, qu'ils ne peuvent pas s'asseoir où ils veulent au sein de la cafétéria de la fac, qu'ils ont plus de difficultés à trouver un maître de stage. Ces discriminations seraient orchestrées par une minorité d'étudiants, ainsi que l'un ou l'autre professeur, désormais dans le collimateur des autorités académiques, mais aussi du Centre pour l'égalité des chances, qui a été saisi de plusieurs plaintes.

François Louis


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