#LeScan: la voiture à hydrogène, le véhicule du futur?

Les véhicules équipés d'une pile à combustible alimentés par ce gaz à la réputation explosive peinent à percer. Il faut dire que les géants du pétrole ne lui font pas encore beaucoup de place dans les stations. Alors, roulerons-nous tous demain à l'hydrogène?

#LeScan s'est posé la question.

Elle ne rejette que de l'eau

Le véhicule est quasi silencieux, sans vibration, sans à-coup, sans pollution. Une voiture quasi sans entretien, ni lourde maintenance mécanique. Seul frein notable -à ce stade- : son prix. 79.000 € pour le modèle Mirai de Toyota. 60.000 pour celui de Hyundai.

Denis Thomas fait partie des rares Belges qui l'utilisent au quotidien : "Il n'y a qu'une quinzaine de véhicules en circulation en Belgique. C'est peu mais il n'y a qu'une seule station publique de distribution d'hydrogène, à Zaventem".

Une pile à combustible

Le plein pourtant est réalisé en moins de 5 minutes. Avec 1Kg d'hydrogène à 9.99€, la voiture parcourera près de 100 kilomètres. Son autonomie est de 500 kilomètres.

Fini donc la prise électrique. L'hydrogène stocké dans le réservoir est envoyé dans une pile à combustible centrale où il rencontre l'oxygène capturé dans l'air ambiant. Le mélange produit l'électricité qui fait tourner le moteur. Et seule de l'eau est donc rejetée.

Des taxis à l'hydrogène bientôt à Bruxelles

A Paris, une compagnie de taxi roule pourtant déjà à l'hydrogène. 75 voitures sont en circulation. "Tout en travaillant, je protège la planète", explique fièrement Abdou Aacha, chauffeur pour la compagnie Hype. "Avec nous, les clients sont transportés la conscience tranquille, au même prix qu'un taxi qui pollue".

Les taxis Hype devraient même se déployer à Bruxelles cette année. "Là on est sur des urgences de santé publique. Le moteur thermique ça tue!", explique Mathieu Gardies, le patron de Hype. "Et donc il faut trouver des solutions rapidement pour les voitures qui continueront de circuler dans les villes".

L'hydrogène embarqué c'est donc déjà une réalité. Même si pour le grand public, il faudra sans doute encore attendre 2030 voire 2035.

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