Les vétérinaires demandent la fin de l'abattage sans étourdissement

"Il a été prouvé, par toute une série d’études, que l’étourdissement était indispensable pour diminuer la souffrance de l’animal qu’on allait abattre"
"Il a été prouvé, par toute une série d’études, que l’étourdissement était indispensable pour diminuer la souffrance de l’animal qu’on allait abattre" - © MARTIN BUREAU - AFP

Faut-il interdire l'abattage des animaux sans étourdissement ? Le débat revient chaque année à l'approche de la fête musulmane du sacrifice, qui aura lieu le 24 septembre.

Cette année, la Flandre et la Wallonie s'orientent vers une interdiction d'abattage sans étourdissement dans des abattoirs temporaires. Mais pour l'Union professionnelle vétérinaire, il faut aller plus loin : tuer un animal sans l'étourdir devrait tout simplement être interdit. Marcel Renard, président de l'Union des vétérinaires, explique: "Il a été prouvé, par toute une série d’études, que l’étourdissement était indispensable pour diminuer la souffrance de l’animal qu’on allait abattre. Ces souffrances, c’est un problème de perte de conscience qui va être retardé lorsqu’on les égorge à vif. Le système nerveux est encore sensible, et c’est à ce niveau-là que l’étourdissement, évidemment, empêche ce genre de sensibilité et de réaction".

Il pointe aussi la situation difficile pour les vétérinaires. "Il y a un deuxième problème, vous devez le savoir, c’est que les vétérinaires sont également chargés de l’examen post-mortem de l’état sanitaire de l’animal. C’est tout à fait logique, mais avant cela il doit aussi être garant du bien-être animal. Or, la législation impose l’étourdissement. Donc, nous sommes en porte-à-faux entre la législation et ce qui se passe sur le terrain. Que faire ?"

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