Les ventes de nourriture sont en recul en Belgique

Le consommateur belge surveille ses dépenses alimentaires plus qu'avant
Le consommateur belge surveille ses dépenses alimentaires plus qu'avant - © MYCHELE DANIAU

C'est une première depuis la deuxième guerre mondiale : d'après Comeos, la fédération du commerce et des services, les ventes de nourriture ont reculé d'1% au cours du premier semestre de cette année. Le Belge achète moins d'aliments à cause de la crise, mais pas seulement. Il est aussi beaucoup plus attentif au gaspillage.

A la sortie des supermarchés, les caddies semblent toujours aussi pleins. Viande, lait, légumes : la nourriture en compose la plus grande partie. Mais à y regarder de plus près, le consommateur belge surveille ses dépenses alimentaires plus qu'avant. "Tous les mois, ça prend 90% des courses", témoigne un consommateur. "On fait beaucoup de calculs, ce n'est pas comme avant et on limite la quantité et les marques".

Un témoignage que l'on peut généraliser : dans son dernier baromètre, la fédération du commerce et des services Comeos note un recul des ventes de nourriture. Et si une diminution de cette ampleur est exceptionnelle, elle pourrait durer selon Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos : "C'est un phénomène qui, à mon avis, commence maintenant à prendre une petite orientation structurelle", explique-t-il, en précisant que "les gens font plus attention, gaspillent peut-être un peu moins même s'il y a encore énormément de gaspillage dans les familles mais je crois qu'ils font un petit peu plus attention. Ils font des achats plus fréquents et en plus petite quantité, et donc il y a une gestion du budget alimentaire qui change".

A noter cependant: la Belgique achète toujours plus que ses voisins, comme l'Italie ou les Pays-Bas par exemple. Le volume d'achat moyen de nourriture est supérieur en Belgique à celui de la zone euro.

Sarah Devaux

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