Faute de moyens, les universités sont forcées de se faire concurrence

Les unifs font les yeux doux aux étudiants
Les unifs font les yeux doux aux étudiants - © RTBF

Les étudiants commencent à se presser devant les portes des universités car il ne reste que quelques jours pour s’inscrire dans la faculté de son choix. Le financement des universités dépend lui en partie du nombre d'étudiants inscrits. Mais une inscription supplémentaire ne signifie pas automatiquement plus d'argent.

Comment les jeunes font-ils leur choix ?

De manière générale, le bouche à oreille les guide vers tel ou tel établissement. Pour capter les étudiants, on peut parler de réelle concurrence entre les universités. Pour elles, ces élèves sont un enjeu financier de taille. Depuis 1998, le budget n'augmente plus et pourtant le nombre d’étudiants est de plus en plus élevé : on est passé d'un petit 60 000 à près de 77 000 inscriptions.

Faire plus avec les mêmes moyens

Les universités sont donc condamnées à faire mieux que leurs voisines. Les recteurs dénoncent en chœur les effets pervers du système. Pour le recteur des facultés universitaires Saint-Louis, Jean-Paul Lambert, "si une université gagne des étudiants mais qu’ils sont proportionnellement moins nombreux que la moyenne des autres universités, en réalité elle perd de l’argent, car elle a des besoins objectifs d’encadrement supplémentaires".

Répartition de l’allocation 2010

-       ULB : 23%

-       UCL : 28%

-       ULG : 24%

-       Autres : 25%

Pour augmenter sa part du gâteau, il faut donc non seulement attirer des étudiants mais surtout plus que les autres. Résultat, explique Didier Viviers, recteur de l’Université Libre de Bruxelles, chaque université est tentée de développer sa propre stratégie, comme ses propres formations par exemple, alors que cela pourrait se faire en commun. Mais cela impliquerait malgré tout, une répartition des recettes. "Tout cela est très compliqué et ce contexte entraine certainement un contexte de méfiance mutuelle".

Il n'empêche, un constat fait au moins l’unanimité : en vingt ans, le financement par étudiant a diminué de 10%.

I.L. avec Sylvia Falcinelli

 

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