Les travailleurs du secteur du ménage ont deux fois plus de risques de contracter un cancer

Les travailleurs du secteur du ménage ont deux fois plus de risque de contracter un cancer
Les travailleurs du secteur du ménage ont deux fois plus de risque de contracter un cancer - © Tous droits réservés

Les femmes et les hommes de ménages auraient deux fois plus de risques de contracter des cancers, des emphysèmes ou des bronchite chroniques, ce sont les conclusions d'une étude menée par deux chercheurs de la VUB, repérée par nos confrères de Het Nieuwsblad. Ils ont analysé la causes de maladies et de mortalité sur la population belge de 30 à 60 ans sur une période de 20 ans. Avec ce chiffre interpellant : leur taux de mortalité est deux fois plus important que le reste de la population. L'étude met en cause les produits chimiques nettoyants mais aussi la poussière, les vernis chimiques ou le champignons.

Des formations existent déjà

Les professionnels du secteur sont inquiets mais aussi surpris, car ce ne sont pas les maladies les plus fréquentes qu'ils rencontrent. Katty Wilmot, responsable d'une agence namuroise gère une soixantaine d'aides ménagères. Elle est surtout confrontée à des accidents musculaires et des maux de dos. Elle explique que des formations sont prévues pour informer les aides ménagères sur les dangers des produits nettoyants.

"Dès l’engagement, elles ont une brochure d'accueil sur les risques qu'elles peuvent encourir, en tant que responsable, on a une formation en conseiller prévention niveau 3, donc on est aussi sensibilisé. On se rend chez le client, on fait le tour de la maison avec lui, on voit déjà les produits qu'ils utilisent. D'emblée, si l'on voit de l'eau de javel ou de l'ammoniaque, on précise que les aides-ménagères ont l'interdiction de les utiliser."

Des effets à long-terme moins bien connus

Même si la plupart des aides ménagères ne travaillent qu'à temps partiel, sur la durée, on mesure mal les effets à long terme de certains produits de nettoyage, pourtant en vente dans le commerce. Mais les syndicats prennent cette étude très au sérieux et affirme vouloir prendre des mesures rapidement.

"C'est une enquête qui est assez alarmante, qui fait peur, reconnaît Philippe Yerna, secrétaire général de la CSC services. On ne peut pas laisser 140 000 personnes si l'on se rend compte qu'il y a des risques de cancer, il faut trouver des solutions. Au niveau du fond social on a débloqué des sommes d'argent pour permettre aux travailleur.euse.s de suivre des formations. Mettre en place ces formations n'est pas toujours évident, car il faut avoir l'accord des entreprises mais sur le contenu, il y a déjà toute une réflexion qui se fait par rapport à la manière de tordre un torchon, de mettre un produit adéquat. A partir de ces conclusions, nous allons prendre des mesures au niveau du secteur."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK