Les syndicats s'opposent aux agrandissements "coûteux" des prisons de Leuze et Beveren

L'intention du ministre de la Justice Koen Geens de libérer de la capacité dans les prisons exploitées par le privé à Beveren et Leuze-en-Hainaut ne convainc pas les syndicats, a indiqué mardi la CGSP. Ils estiment que cette solution est trop onéreuse.

Koen Geens entend envoyer une quarantaine de détenus dans les établissements de Leuze-en-Hainaut et Beveren. Il a fait part de cette intention aux syndicats lundi lors du Comité supérieur de négociations mais ceux-ci ont opposé une fin de non-recevoir. "Les prisons de Beveren et Leuze sont gérées en collaboration avec un partenaire privé. En bref, cela revient à dire que le développement est synonyme de paiement", explique Gino Hoppe, le secrétaire fédéral de la CGSP AMiO. "Le montant pour l'utilisation de la prison est 30% plus élevé que pour celles que nous exploitons nous-mêmes. Il s'agit d'une somme de 350 000 euros pour Beveren et autant pour celle de Leuze-en-Hainaut". 

Le syndicat est particulièrement mécontent car le Centre de psychiatrie légale, une nouvelle institution située à Anvers, dispose de 180 places disponibles. L'établissement ne peut cependant pas encore être utilisé car aucune décision quant à son exploitant n'a été prise. "Nous ne comprenons pas qu'un bâtiment puisse être construit sans que l'on sache qui va le gérer", fulmine Gino Hoppe. "Et maintenant, on veut jeter 700 000 euros par les fenêtres. Et entre-temps, nous devons épargner, épargner, épargner." La direction générale des Etablissements pénitentiaires (EPI) a confirmé que les syndicats s'opposent aux plans présentés par le ministre. Les discussions sur le sujet vont cependant se poursuivre.

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