Les rotifères de l'Université de Namur sont de retour de l'espace et ils vont très bien

Les rotifères de l'Université de Namur sont de retour de l'espace et ils vont très bien
Les rotifères de l'Université de Namur sont de retour de l'espace et ils vont très bien - © Tous droits réservés

Les rotifères de l’UNamur, partis le 5 janvier à bord de la fusée Space-X d’Elon Musk, sont rentrés sur Terre et se portent bien, merci pour eux. Plusieurs dizaines de milliers de ces micro-organismes ultrarésistants ont passé plusieurs jours dans la station spatiale internationale. Ils vont être étudiés par les chercheurs afin de comprendre l’effet de la vie sur l’ISS sur leur métabolisme.

En impesanteur et exposés aux rayonnements solaires agressifs dans l’espace, ils ont survécu et se sont même reproduits : "On peut constater qu’il y a des œufs. S’ils se sont adaptés à la vie là-bas, vu leur court cycle de vie, ce n’est pas étonnant", explique le docteur Boris Hespeels, le manager du projet RISE. C’était toute la question liée à cette expédition réalisée en collaboration avec le Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire (SCK•CEN) de Mol : comment vont-ils vivre leur passage dans la station et s’ils en souffrent ou sont endommagés, comment vont-ils réagir et mettre en action leurs incroyables pouvoirs de régénération qui les rendent si résistants. Une résistance qui a même convaincu l’Agence spatiale européenne de cofinancer la recherche.

Désormais, après un passage à moins 80 degrés Celsius et enfin décongelés, les chercheurs vont procéder à plusieurs mois d’analyses avec, à terme, des espoirs d’applications permettant d’aider les astronautes à mieux résister aux agressions de la vie aérospatiale mais aussi, pourquoi pas, faire progresser les compréhensions et la recherche sur le cancer.

Reportage du journal télévisé du 22/01/2020 :

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