Les restes d'un soldat découverts à Waterloo

Les ossements d'un soldat retrouvés près de la butte du Lion de Waterloo
Les ossements d'un soldat retrouvés près de la butte du Lion de Waterloo - © RTBF

On n’a plus fait pareille découverte depuis 100 ans. Les restes d'un soldat qui a participé à la fameuse bataille en 1815 ont été mis au jour au pied de la butte du Lion de Waterloo, en juin dernier, lors de sondages sur le chantier de réaménagement du nouveau site touristique.

Cela fait presque 200 ans que l’homme gisait à 80 centimètres sous la surface près de la butte du lion. Il ne reste apparemment rien de son uniforme qui s’est décomposé au fil du temps, mais le squelette est quasiment intact. A ses côtés on a retrouvé des pièces de monnaie, quelques objets métalliques et même la balle qui a tué ce soldat au niveau de la poitrine. Cette balle pèse 23 grammes et mesure 16,4 mm de diamètre, un calibre qui permet de conclure que le projectile est français. Les balles anglaises étaient de calibre plus important. Mais rien ne permet encore d'affirmer que la victime soit britannique.

Selon Dominique Bosquet, archéologue au Service public de Wallonie, cette découverte est exceptionnelle : "la dernière fois qu’on a retrouvé un soldat ayant participé à cette bataille dans la position dans laquelle il est mort, remonte à 1912", explique-t-il. Parmi les pièces retrouvées, "il y a un demi franc français datant de 1811. Ceci ne signifie pas pour autant que le soldat était français, les anglais devant payer à l’époque en argent français dans les cabarets de Waterloo. L’homme avait également sur lui notamment une cuillère et une pièce de bois marquée des initiales CB".

Le corps se trouvait derrière les lignes anglaises. Les ossements ont révélé que le défunt n'était pas très grand : "Il mesure 1m61,6 et a entre 20 et 29 ans", précise encore Dominique Bosquet.

Les travaux de réaménagement du site de la Bataille ont réservé leur première surprise. Il y en aura peut-être d'autres d'ici la fin du chantier en 2015.

I.L. avec Hugues Van Peel

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