Les renseignements français tendent leur oreille vers les jeux vidéo multijoueurs, comme Fortnite

Les renseignements français tendent leur oreille vers les jeux vidéo de type Fortnite et PUBG
Les renseignements français tendent leur oreille vers les jeux vidéo de type Fortnite et PUBG - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les moyens de communication devenant innombrables, une des tâches des services de renseignement est d'identifier les plateformes numériques où les réseaux criminels pourraient s'échanger des informations sensibles. Suite aux attentats de Paris, les autorités belges soupçonnaient d'ailleurs le Playstation Network (PSN), cette messagerie utilisée par les joueurs de jeu vidéo de la console Playstation, d'avoir été utilisé par les terroristes pour se transmettre des infos, par écrit, chat vocal, voire via des indices dans certains jeux.

Mais depuis 2015, le monde des jeux vidéo s'est fortement développé, et spécialement du côté des jeux massivement multijoueurs. La popularité de Fortnite n'a pas échappé aux services de sécurité, en témoigne une offre de stage de la DGSE, le service de renseignements français, qui a attiré l’œil de nos collègues du Monde. "De plus en plus de personnes utilisent les jeux vidéo connectés afin d'en détourner leur utilisation première" peut-on lire dans le descriptif. "Les moyens de communication mis à disposition dans ces jeux sont utilisés de manière furtive afin d'échanger de l'information spécifique". Et de rechercher un profil capable d'identifier les jeux vidéo les plus probables d'être utilisés à ces fins, et d'effectuer une "rétro-conception afin d'en extraire les signatures réseaux" et de "rechercher et exploiter les failles".

En d'autres termes, la DGSE souhaite analyser le fonctionnement des plateformes de communication de ces jeux, afin de pouvoir écouter les conversations des joueurs durant les parties. Compte tenu de l'argot et du vocabulaire spécifique développé par les joueurs dans ces jeux, il est fort à parier que des profils de gamers multijoueurs pourront trouver leur place au sein du service de renseignement.

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