Les reliquaires, pour avoir près de soi un peu de l’être cher

Où se recueillir quand un proche défunt a été incinéré et que ses cendres ont été répandues sur une pelouse du cimetière ? Le reliquaire est peut-être la solution, vous dira l’employé des pompes funèbres. Cela peut être une petite boîte ou un bijou dans lequel on place quelques cendres d’un proche décédé. Comme de plus en plus de personnes se font incinérer, cet objet connaît un certain succès depuis quelques années.

Dans son salon d’exposition à Cuesmes, Valérie Charles nous montre trois étagères. "Il y en a de toutes les sortes. En bois, en céramique ou en porcelaine. Ils ressemblent à des urnes miniatures ou sont en forme de cœur. Ça existe aussi en version cadre ou bougeoir."

Seule la personne qui porte le bijou sait ce qu’il y a à l’intérieur

Dans chacun de ces objets, la possibilité de glisser quelques cendres d’un défunt. Des petits contenants qui peuvent aider à faire son deuil : "Le plus souvent, c’est dans le cadre d’une dispersion. Vous n’avez plus de lieu de recueillement et ces reliquaires permettent d’installer un lieu de recueillement chez vous".

Et pour se recueillir en tout lieu, rien de tel que de porter un bijou. Une bague, un bracelet ou un pendentif qui contient un peu de l’être cher. Nathalie Verstraten est employée de pompes funèbres à Charleroi. Elle insiste sur l’aspect confidentiel de ces accessoires. "Seule la personne qui porte ce bijou sait ce qu’il y a à l’intérieur. Donc c’est discret et en même temps, c’est très symbolique".

Le marché belge est pudique en la matière. Aux Pays-Bas, il existe des modèles de pendentif où les cendres sont visibles. Côté budget, les prix de ces reliquaires varient selon les métaux. Comptez 250 euros pour un bijou en titane.

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© PIERRE WUIDART - RTBF
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