Les régimes "Comme j'aime" condamnés en France pour pratique commerciale trompeuse

La programme "Comme j'aime" épinglé en France pour pratique commerciale trompeuse
La programme "Comme j'aime" épinglé en France pour pratique commerciale trompeuse - © Tous droits réservés

"Comme j’aime", un des régimes les plus tendances de ces dernières années, vient de se faire épingler pour publicité mensongère. En cause : l’argument choc de la première semaine gratuite, mis en avant dans sa campagne de promotion de ses repas. D’après nos confrères français du Parisien et de RTL, pour bénéficier de cette première semaine gratuite, il fallait commander et payer un programme de quatre semaines. Et si au bout de 7 jours, le client n’était pas satisfait, il devait retourner les trois semaines restantes, avec le retour à sa charge, pour être remboursé.

Or, comme le précise François Carlier de l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), qui avait attaqué en justice les fondateurs de "Comme j’aime", "la notion de gratuité est très encadrée. Pour que ce soit gratuit, il ne faut rien payer, qu’il n’y ait pas un transfert d’argent du consommateur vers le professionnel. Or, dans le cas de "Comme j’aime", il ne s’agit pas d’une semaine gratuite, mais plutôt du principe du satisfait ou remboursé. Ce n’est pas du tout la même chose. C’était donc une pratique commerciale trompeuse."


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Contacté par "Le Parisien", le fondateur de ce régime, qui prétend compter 120.000 adeptes par an, Bernard Canetti, ne voit aucun problème dans ce rappel à l’ordre de la justice. "Si la cour considère que le fait d’utiliser le mot gratuit est maladroit, on va changer ce terme," indique-t-il.

"On nous demande juste de ne pas le décrire ainsi"

Le Tribunal de grande instance de Paris a condamné l’entreprise à "supprimer dans l’ensemble de ses supports publicitaires (presse, télévision, internet), y compris les témoignages, la mention de la semaine gratuite". Elle a un mois pour procéder à ce changement. Sinon, elle s’expose à une astreinte de 500 euros provisoire par infraction constatée. Des délais courts qui ne semblent pas effrayer, le fondateur de "Comme j’aime". "Ce n’est rien du tout cela. Personne ne nous empêche de faire une semaine gratuite. On nous demande juste de ne pas le décrire ainsi. Si on dit, par exemple et c’est un exemple, car nous n’avons pas encore eu le temps d’y réfléchir encore quatre semaines pour le prix de trois, il n’y a plus de souci. Cela ne change rien pour le client au final, ni pour nous."

L’association des consommateurs français a annoncé ne pas en rester là. Après cette procédure en référé, elle va désormais porter l’affaire sur le fond, ce qui voudrait dire un délai de deux ans.

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