Les recours en deuxième secondaire n'ont pas eu la cote

"Nos enfants n'ont pas eu l'occasion de remonter une cote générale faible ou trop faible de l'année. Cette chance ne leur a pas été offerte, alors qu'ils avaient bien préparé cette épreuve." Cet argument protestataire, des directeurs et enseignants l'ont anticipé, il y a deux semaine déjà, soit en pleine période de chaos.
 A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Faisons émerger deux cas, puisés dans la commune de Woluwe-Saint-Pierre, l'un dans l'enseignement libre, l'autre dans l'officiel.

Le doute profite à l'élève

A l'athénée, proche de la Place Dumont de Stockel, à l'Est de Bruxelles, tout cas litigieux a bénéficié à l'élève: "Nous n'avons voulu léser quiconque", explique le préfet des études. "La situation a perturbé nos élèves. La majorité n'a pas triché. Nous avons tenu compte des épreuves que nous avons pu organiser, mais vous savez, le conseil de classe ne se trompe pas. Pour suivre l'élève tout au long de l'année, les professeurs connaissent ses compétences et ce n'est pas une épreuve externe qui va apporter un éclairage nouveau." Sur son bureau, Francis Lees étale les tableaux comparatifs: "pour la deuxième secondaire, nous avons reçu trois recours sur 140 élèves. Et sur l'ensemble des secondaires, nous sommes dans la moyenne de ces dernières années." Le CESS n'a pas prêté à davantage de contestations. L'épreuve externe de Français fut maintenue, celle d'histoire, annulée, ne portait que sur une seule compétence.

Favoriser le dialogue avec les parents

Au lycée Mater Deï, le Conseil de classe de recours interne a analysé une douzaine de dossiers de secondaire, mais aucun de la deuxième. "Dès le lendemain de la dernière annulation, précise le directeur Axel Bex, nous avons modifié la méthode de travail en vue d'éventuels recours." Une alternative se présentait pour les cas litigieux: "Soit le conseil de classe accordait le CE1D en fonction du parcours de l'élève dans les deux dernières années, soit le conseil ne l'accordait pas et nous avons alors invité les parents à une discussion. Si les parents insistaient par rapport à ces épreuves externes, nous pouvions modifier notre avis. Nous sommes partenaires des parents dans l'éducation et l'apprentissage de leur enfant. Le dialogue est plus intéressant qu'une procédure!" Tout recours externe doit être déposé à la Communauté française avant le 15 août.

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