Les psychologues devraient voir leurs pratiques mieux réglementées

De l'avis des psychologues eux-mêmes, il était temps de mettre un peu d'ordre face à certaines pratiques contestables. Edward Van Rossen est le directeur de la Commission des psychologues. Il donne l'exemple de psychologues "qui ne peuvent plus pratiquer à l'étranger parce qu'ils ont été sanctionnés par les instances disciplinaires, peuvent venir en Belgique et pratiquer ici".

Autre exemple, des psychologues ne pourront plus déposer des rapports devant les tribunaux, à propos de personnes qu'ils n'ont jamais rencontrées, comme cela se fait parfois aujourd'hui. Le code de déontologie clarifiera également les limites du secret professionnel en cas de détection d'abus ou de délits.

La loi prévoit la mise en place, pour les quelques 8000 psychologues cliniciens, psychologues industriels ou scolaires, un Conseil de discipline et un conseil d'appel, avec la définition de sanctions pouvant aller jusqu'à la radiation.

Et dans le même ordre d'idée, une proposition de loi sera prochainement adoptée pour reconnaître le titre, la déontologie et les pratiques, cette fois des psychothérapeutes. Françoise Daune, la présidente de la plateforme des professionnels de la santé mentale, estime que c'est important qu'ils soient reconnus. "Ce qui évitera beaucoup de confusions avec les charlatans et va permettre au niveau du public de savoir un peu à qui il s'adresse".

Bref, c'est tout un secteur qui devrait voir, à terme, ses pratiques, enfin, mieux réglementées.

Pierre Magos

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