Pour le gouverneur de la BNB, il faudra encore économiser entre 8 et 9 milliards d'euros

Il ressort des dernières prévisions de la Banque Nationale de Belgique que la croissance reprend de façon honorable.
Il ressort des dernières prévisions de la Banque Nationale de Belgique que la croissance reprend de façon honorable. - © ALINE BRUGMANS - BELGA

Banque Nationale de Belgique estime que la croissance reprend de façon honorable, soit une hausse de 1,3% en 2016 et à peine supérieure les deux années suivantes. Correcte sans plus.

La croissance de l’activité en Belgique s’est fortement raffermie durant le dernier trimestre 2015. Voilà qui favorise le maintien d’un niveau positif pour cette année 2016, malgré un rythme de croissance plus faible au premier semestre. En cause notamment, l’impact de la menace terroriste et des attentats de Paris (en novembre), puis des attentats de Bruxelles en mars dernier.

Les exportations et le tourisme ont particulièrement souffert de la situation qui a par ailleurs provoqué des perturbations prolongées de l’activité à l’aéroport national. L’afflux de touristes et de voyageurs d’affaires en Belgique a nettement diminué. Cette situation se reflète dans le taux d’occupation relativement bas des hôtels surtout à Bruxelles au premier semestre. 

La menace terroriste devrait encore avoir un effet perceptible sur l’économie au second semestre en se répercutant toujours notamment sur le tourisme et dans une moindre mesure sur la consommation privée. La croissance annuelle devrait toutefois, comme le prévoyait les projections d’automne, atteindre 1,3% en 2016.

Les experts de la BNB ne se sont pas penchés sur les conséquences éventuelles de grèves prolongées mais Jan Smets, le gouverneur de la Banque Nationale estime ne pas devoir être actuellement inquiet à ce sujet.

Entreprises et emploi

La vive modération des coûts salariaux semble n’avoir que peu influé sur les performances belges à l’exportation. La croissance régulière sur le marché de l’emploi et surtout les hausses salariales réelles prévues à partir de 2017 devraient induire une accélération des revenus du travail, et par conséquent une augmentation de la consommation privée.

La reprise de l’emploi amorcée en 2014 s’est confirmée en 2015 avec plus de 41 000 créations nettes d’emplois. Cette croissance stable et optimiste devrait se poursuivre jusqu’en 2018. La hausse de l’emploi, (140 000 emplois supplémentaires entre 2016 et 2018) sera principalement le fait des activités des entreprises.

Le travail indépendant lui aussi continue à gagner du terrain avec 31 000 auto-entrepreneurs supplémentaires pour les deux années à venir.

Conclusion: Le chômage recule. Son taux devrait passer de 8,6% en 2016 à 7.8% en 2018.  Le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés devrait donc diminuer (- 19 000 encore en 2016).

L’inflation

L'inflation sous-jacente reste un problème. Les prix de toute une série de services ne répercutent pas assez ce qu'on a gagné grâce aux mesures d'augmentation de la productivité. Il y a aussi des taxes qui ont augmenté et qui influencent les prix, par exemple dans le secteur énergétique.

Les finances de l’Etat

Le déficit est sous la barre des 3% mais il faut encore que les mesures d'assainissement décidées par le gouvernement produisent leurs effets. Ensuite, il faudra en prévoir de nouvelles.  Pour le gouverneur de la BNB, Jan Smets, il faudra des efforts supplémentaires de 8 à 9 milliards d'euros pour atteindre l'équilibre budgétaire en 2018.

 

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