Bientôt les prescriptions médicales électroniques seront obligatoires et limitées à trois mois

Les prescriptions médicales électroniques bientôt obligatoires et limitées à une durée de trois mois au jour près
Les prescriptions médicales électroniques bientôt obligatoires et limitées à une durée de trois mois au jour près - © ANTHONY DEHEZ - BELGA

20% des prescriptions rédigées par un médecin ne font pas l’objet d’une délivrance chez les pharmaciens. Bien qu’une durée de validité existe pour le remboursement. Il n’en existait pas encore pour la délivrance par le pharmacien. Il était temps que cela change.

Dès ce 1er novembre, cette durée de validité passera à trois mois et pas un jour de plus. Actuellement, un pharmacien pouvait délivrer un médicament prescrit sans limite de temps. Si vous possédez donc encore des prescriptions qui datent de plusieurs mois, il est temps de vous rendre dans une officine. "Désormais, ce sera trois mois exactement à partir de la date de la prescription", explique Lieve Houben pharmacienne à Schaerbeek. "Il faut juste mettre les gens au courant. Il faut les prévenir. Mais on le fait déjà maintenant".

"C’est une nouvelle notion de temps", explique Virginie Millecam. Elle est secrétaire de la commission de remboursement des médicaments à l’INAMI. "Les médecins devront s’adapter mais ils auront une durée de trois mois entre le 1er novembre et le 31 janvier pour y arriver".

De 55% à 100% de prescriptions électroniques

Autre changement : le passage à la prescription électronique bientôt obligatoire. "Actuellement, 55% des prescriptions se font de manière électronique", détaille Virginie Millecam. "Mais à partir du 1er janvier 2020, il sera obligatoire de les délivrer sous cette forme. Elles devront être utilisées par les médecins et les spécialistes ainsi que les autres prescripteurs comme les dentistes ou les sages-femmes".

Pas de panique pour les patients

Un document papier sera toujours délivré par les médecins ou autres spécialistes mais avec un code-barres. Il pourra être scanné par le pharmacien. Quant à la protection des données électroniques liées à la santé, l’INAMI a tout prévu : "tout cela a été pris en compte. Tout est crypté, tout est sécurisé. C’est important car il s’agit d’informations parfois sensibles sur la santé des patients", conclut Virginie Millecam.

Ces changements permettront, selon le communiqué de l’INAMI, plus de transparence et surtout d’améliorer la qualité des soins.

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