Les policiers de la cellule anti-terroriste sont à bout

Opération anti-terroriste à Molenbeek
Opération anti-terroriste à Molenbeek - © DIRK WAEM - BELGA

Les enquêteurs de la cellule anti-terroriste fédérale n'en peuvent plus. Le service fait face aux critiques, comme encore mardi dans le rapport du Comité P sur le suivi des frères Abdeslam. Selon la presse flamande, 20 spécialistes au moins veulent quitter leur poste.

La cellule anti-terroriste de la Police fédérale, c'est 142 agents qui travaillent nuit et jour depuis de nombreux mois. Aujourd'hui plusieurs d'entre eux sont à bout et certains ont demandé leur mutation. D'autres refusent désormais d'y être transférés, vu la pression qui pèse sur le service. Résultat, la cellule pourrait perdre 20 enquêteurs, alors qu'elle est déjà en sous-effectif.

Selon Vincent Gilles, président du SLFP, le principal syndicat policier, "le vrai problème c'est que, de manière évidente, certaines 'forces sombres' œuvrent à la désignation d'un porteur de chapeau ou d'un responsable individuel: il faut un nom. Évidemment, certaines personnes de la DR3 (section spécialisée de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, ndlr) se sentent particulièrement visées pour être les porteurs de chapeau".

"S'il y a eu des erreurs, c'est un sous-financement"

Outre la charge du travail, il y a aussi les critiques, extrêmement dures à supporter. Mardi encore, le rapport du Comité P et R mettait en lumière des failles présumées dans la surveillance des frères Abdeslam. "S'il y a eu des erreurs, c'est un sous-financement. Il faut donc refinancer et puis surtout repartir de l'avant dans ce combat contre le terrorisme".

Pour les spécialistes de l'anti-terrorisme, on oublie également trop souvent de rappeler les réussites récentes du service, comme le démantèlement de la cellule de Verviers en janvier 2015 ou, plus récemment, l'enquête qui a suivi les  attentats du 22 mars à Bruxelles.

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