Les pluies intenses n'offrent qu'un sursis aux sols rudoyés par la sécheresse (Greenpeace)

La hausse des températures prévues fin juin risquent d'attaquer encore davantage les sols.
La hausse des températures prévues fin juin risquent d'attaquer encore davantage les sols. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Qui aura mis le nez dehors ce mercredi s’en sera rendu compte : il a plu, et pas qu’un peu. Pourtant, ces pluies intenses ne suffisent pas à abreuver une terre mise à rude épreuve depuis déjà plusieurs semaines, alors que l’été n’a pas encore commencé, a rappelé Greenpeace ce jeudi dans un communiqué. Plus de nature, moins de béton, tel est l’adage qu’il faudra observer pour permettre aux sols de remplir leur rôle d’éponge et contrer des périodes de sécheresse appelées à se multiplier.

En provinces d’Anvers et dans le Limbourg, les réserves naturelles sont passées fin mai en vigilance rouge, en raison d’un risque d’incendie élevé dû à la sécheresse. En mai également, le niveau des nappes phréatiques a encore diminué dans 85% des sites de mesure en Flandre, selon le rapport mensuel de l’Agence flamande pour l’environnement (VMM). En Wallonie, la situation est stable mais pourrait se dégrader rapidement avec la hausse des températures attendue fin juin.


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Les pluies, simple sursis pour le moment

C’est dire si les pluies intenses tombées ce mercredi peuvent sembler salvatrices. Elles n’offrent pourtant qu’un sursis à un sol rudoyé par la sécheresse. "Avec le réchauffement climatique, nous observons en Belgique des périodes de sécheresse plus longues alternant avec des précipitations très intenses (comme hier/mercredi), où seule une petite quantité d’eau peut réellement être absorbée par le sol", explique Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace Belgique.

La solution ? Elle est double, pointe l’organisation de défense de l’environnement. D’une part, il faut "contrer le béton par plus de nature et créer plus de zones marécageuses, car ce sont nos stocks stratégiques dans cette crise", selon Greenpeace. D’autre part, il faut s’attaquer à la cause sous-jacente du problème : la crise climatique. "Sinon, nous risquons d’atteindre des températures plus élevées année après année et de connaître des périodes de sécheresse plus longues", conclut Juliette Boulet.

Pour Greenpeace, les autorités belges doivent déclarer l’urgence climatique, comme l’a fait fin novembre le Parlement européen, afin de fournir aux décideurs un "cadre adéquat pour une action à long terme de grande envergure".

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