Les pilules d'iode moins utiles chez les 40 ans et plus en cas d'incident nucléaire

Conférence de presse tenue par la ministre de la Santé et le ministre de l'Intérieur pour présenter les pilules d'iode.
Conférence de presse tenue par la ministre de la Santé et le ministre de l'Intérieur pour présenter les pilules d'iode. - © Tous droits réservés

La Belgique dispose désormais d'un nouveau plan d'urgence en cas d'alerte nucléaire. Mesures phares : une autonomie accrue accordée aux bourgmestres et aux gouverneurs. Ainsi qu'une distribution de pilules d'iode étendue à l'ensemble des pharmacies du pays.

Efficace pour les publics cibles

Les pilules d'iode doivent permettre de limiter le risque de cancer de la thyroïde en cas de catastrophe nucléaire. Elles sont particulièrement performantes pour certains publics cibles comme les femmes enceintes, celles qui allaitent et les enfants de moins de 18 ans.

Beaucoup moins efficace pour les plus de 40 ans

Lodewijk Van Bladel est médecin. Il fait partie de l'agence fédérale pour le contrôle nucléaire. Selon lui, plusieurs facteurs expliquent  que la prise de pilules d'iode en cas de nuage radioactif est en quelque sorte inutile. "Un jeune enfant stocke davantage d'iode radioactif qu'une personne âgée. Sa thyroïde en prend beaucoup plus. Et puis l'organe est plus petit chez un jeune. Ce qui a comme conséquence que sa densité d'irradiation sera plus importante. Dernier élément, un jeune va vivre en principe plus longtemps et a donc plus de chance de développer un jour un cancer".

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