Les Petits Riens fêtent leurs 80 ans

Depuis 1937, Les Petits Riens offrent un nouveau départ dans la vie aux personnes précarisées. Même si les boutiques de meubles et de vêtements sont les plus connues, leurs actions vont bien au-delà. C’est d’ailleurs sur la réinsertion que les Petits Riens mettent l’accent depuis quelques années. Raymond Roelant a fait confiance à l’asbl et vit maintenant, en collocation, dans une des maisons semi-autonomes de l’organisation. Le principe de ces maisons: être indépendant, tout en gardant un contact avec les travailleurs sociaux. C’est la dernière étape avant l’autonomie totale.

80 chambres pour rebondir

Avant de vivre dans cette maison, Raymond est passé par des appartements de transit. En tout, plus de 80 chambres sont mises à disposition des hommes de 20 à 60 ans possédant un titre de séjour. Autre condition nécessaire: avoir un projet de réinsertion. " Les résidents ne peuvent pas rester inactifs sans cette maison. Soit ils ont une formation, ce que l’on encourage pour les plus jeunes, soit un travail ou un bénévolat à l’extérieur. S’ils n’ont rien de tout ça, la maison d’accueil leur demande d’exercer une activité bénévole au sein de l’organisation ", précise Brigitte Buyssens, directrice de la maison d’accueil des Petits Riens.

Les Petits Riens aident les sans-abris à se réinsérer dans la société. Une fois le processus terminé, ils doivent reprendre leur autonomie. Pour Odile Dayez, la directrice marketing et communication de l’asbl, les Petits Riens doivent rester une transition. " Nous ne sommes pas une aide d’urgence mais nous ne sommes pas non plus un endroit où l’on peut se reposer toute la vie. L’idée est que la personne puisse venir chez nous pour avoir le tremplin nécessaire pour se relever durablement. "

Selon elle, malgré les 80 ans de terrain, le travail n’est pas fini pour les Petits Riens. Ils continuent d’héberger plus de 300 personnes par an.

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