Les origines d'une tradition ancienne: la galette des rois

Attendue par tous les gourmands, la galette des rois sera la star de ce week-end. En Wallonie, la fédération francophone des boulangers estime cette année à 800 000, les ventes de ce gâteau traditionnel. Avec sa fève, Saint Graal pour devenir roi ou reine d'un jour, son succès ne diminue pas. Retour aux origines de cette tradition.

Le partage de la galette : un acte religieux ?

À l'origine, cette célébration est une fête païenne. Partager la galette était une tradition des "Saturnales" romaines. Des célébrations du solstice d'hiver étaient organisées en faveur des divinations. Lors de cette fête païenne, les romains "tiraient le roi" en cachant une fève, légumineuse noire ou blanche, dans la galette. 

Au Moyen-Âge, le roi désigné par la galette doit payer la tournée à sa table. Dès lors, certains avalent la fève pour échapper à cette dépense. Afin d'empêcher tout échappatoire, les santons en porcelaine sont apparus comme élément dissuasif à avaler la fève.

Pour les chrétiens, cette tradition est célébrée lors de l’Épiphanie. Cette fête célèbre la visite des rois mages au Christ après sa naissance. 

Y a-t-il une date officielle pour manger la galette ?

Le 6 janvier pour certains, le premier dimanche de l'année pour d'autres, à chacun sa tradition. Jusque dans les années 1960, l’Épiphanie, qui était un jour férié dans certains pays catholiques, tombait le 6 janvier. 

Entre 1962 et 1965, le Vatican décrète qu'elle sera célébré le premier dimanche de janvier. De nombreux pays gardent la date, d'où la confusion qui existe aujourd'hui. 

La date compte peu mais la tradition réside dans le partage du gâteau. À l'origine, on coupait la galette en autant de part que de convives, plus une. Le morceau supplémentaire appelé "part du pauvre" était dédié à la première personne qui se présenterait à la porte.

Une tradition qui change quand on passe les frontières

Chez nous, c'est la pâte feuilletée fourrée à la frangipane qui est la plus répandue. Au fil des siècles, la tradition s'est exportée à travers le monde, modifiant avec elle la fève, la forme ou encore le goût du gâteau.

Les portugais dégustent par exemple le "Bolo Rei" : une pâte briochée creusée en son centre et recouverte de raisins secs, de fruits confits et de sucre. La "Vassilopita" ou Galette de Saint Basile est la variante grecque de la galette des rois. Ce gâteau aromatisé à l'orange détient une fève pour le moins particulière. Les grecs cachent dans leur gâteau non pas un santon mais une pièce de monnaie, censée apporter la chance à celui qui l'obtient.

Dans notre pays aussi, boulangers et pâtissiers redoublent d'inventivité pour proposer des galettes des rois revisitées.

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