Les organisateurs du Pukkelpop retirent les drapeaux flamingants: les nationalistes flamands réagissent

Les organisateurs du Pukkelpop ont fait ôter les drapeaux flamingants, symbole du mouvement flamand, des campings du festival mais ont nié dans le même temps avoir fait retirer les drapeaux flamands officiels (une des différences principales entre le drapeau flamand et flamingant est la couleur des griffes et de la langue du lion : rouge pour le flamand, noire pour le flamingant, ndlr)

Après l'émoi causé par l'incident autour de l'activiste climatique Anuna De Wever, la présence de drapeaux flamingants dans les campings du festival a également créé la polémique.

Polémique en Flandre

La jeune femme aurait été importunée par des jeunes gens porteurs de drapeaux frappés du lion noir. Les organisateurs du festival limbourgeois ont décidé dès lors de faire retirer les drapeaux polémiques. Une décision qu'interprète différemment Tom Van Grieken président du Vlaams Belang qui dans un tweet dénonce la décision des organisateurs de retirer tous les drapeaux flamands.

Les organisateurs du festival contestent cette affirmation et précisent que seuls les drapeaux flamingants frappés du lion noir sont concernés par la mesure. "Aucun drapeau flamand n'a été retiré mais bien le drapeau flamingant, symbole de la collaboration, qui n'a pas sa place ici", a réagi le Pukkelpop.

Autre réaction aussi, celle de la Secrétaire d'État à l'Égalité des chances, Zuhal Demir (NVA). Elle considère que retirer les drapeaux flamingants au hasard est une décision stupide...

"Le Pukkelpop nous lie au régime nazi"

Le festival avait expliqué son geste car il s'agit d'un "symbole de la collaboration, qui n'a pas sa place ici". Une réaction qui a fait bondir le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover.  "Votre organisation est en train de me criminaliser ainsi que d'innombrables Flamands en nous liant au régime nazi", a-t-il écrit dans une lettre ouverte sur Facebook. "Lorsque j'accrocherai, à une prochaine occasion, le lion flamand à ma façade, les gens pourront en déduire, sous l'autorité de votre organisation, que je suis un partisan du national-socialisme ou que j'approuve la collaboration avec le régime d'Hitler".   

Le nationaliste flamand, qui a été actif des années durant au sein du Mouvement populaire flamand (Vlaamse Volksbeweging), a également exigé des excuses publiques de l'organisateur du Pukkelpop, Chokri Mahassine. "J'attends que vous présentiez des excuses publiques au nom de votre organisation, à moi ainsi qu'à toutes les autres personnes qui hissent parfois le lion noir sur fond jaune et que vous déclariez publiquement que la qualification de ce drapeau comme 'drapeau de la collaboration' était une erreur, de laquelle votre organisation se distancie", demande Peter De Roover à l'organisateur du festival.

Anuna De Wever menacée

L'activiste climatique Anuna De Wever et ses amies ont été importunées, puis menacées de mort par plusieurs festivaliers après avoir mené une action en faveur du climat au Pukkelpop. La jeune activiste a fait une apparition surprise jeudi soir au Pukkelpop et entendait faire participer le public présent à l'action 'Clap for Climate' afin de réclamer plus d'attention en faveur du climat.

Une enquête interne est actuellement menée par les organisateurs du festival.

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