Les organisateurs de salons se plaignent et portent plainte.

Le salon de l'alimentation déjà annulé en octobre
Le salon de l'alimentation déjà annulé en octobre - © Tous droits réservés

Il représente 30.000 emplois en Belgique et se dit l’un des oubliés du déconfinement : le secteur des salons. Pour le moment, le gouvernement n’a toujours pas indiqué la moindre date de réouverture des salons. Les centres commerciaux ont été entendus, les salles de concert aussi, mais le secteur des salons n’a toujours pas la moindre perspective. Face à ce qu’ils considèrent comme un abandon, les organisateurs de salons viennent de déposer plainte devant le tribunal de première instance et comptent le faire au Conseil d’Etat.

Pas de passage aux stands en 2020

L’année 2020 est d’ores et déjà terminée pour le secteur. Organiser un événement comme le Salon de l’auto, Batibouw ou le Salon des vacances prend entre trois et quatre mois. Et face à l’impossibilité de garantir aux exposants que les salons seront bien organisés en automne, les organisateurs préfèrent annuler. C’est ainsi qu’à Bruxelles, par exemple, il n’y aura pas en octobre de Salon de l’alimentation, ni en novembre de Cocoon. Ce que le secteur entend sauver maintenant c’est 2021 qui débute par le salon de l’auto ou Batibouw.

Restez assis

Les organisateurs de salons pensaient qu’ils allaient rapidement pouvoir reprendre leurs activités, comme les salles de spectacle. Mais le dernier Conseil de sécurité a précisé que seuls les événements "assis" pourraient faire l’objet de mesures d’exception. Or s’il y a des endroits où l’on marche beaucoup, ce sont les salons. Mais pas plus que dans les centres commerciaux qui sont, eux, autorisés à accueillir du public.

Exposer ou mourir

Le secteur des salons exige que soit enfin fixée une date de reprise d’activité. C’est le cas dans tous les pays voisins que ce soit en France, aux Pays-Bas ou en Allemagne où des salons vont à nouveau pouvoir ouvrir leurs portes. Avec le risque pour la Belgique de voir ses exposants et ses visiteurs partir à l’étranger. Une crise qui intervient alors que le secteur des salons doit déjà trouver un second souffle. A l’étranger, face à la concurrence d’internet, de nombreux salons ont déjà disparu, notamment dans le secteur automobile. Les mois d’inactivités provoqués par le coronavirus menacent tous ce secteur. Les premières faillites ont été déclarées et les licenciements commencent.

 

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