Les oiseaux de nos campagnes sont victimes des pesticides et des pratiques agricoles

L'usage massifs des pesticides et l'intensification des pratiques agricoles dépeuplent nos campagnes : les oiseaux des champs sont menacés de disparition, selon une étude française. Ce phénomène touche la France comme la Belgique. L'alouette ou la perdrix disparaissent des paysages agricoles à grande vitesse. Ce n'est pas irréversible mais il est urgent de réagir, alerte Natagora, car c'est un printemps bien silencieux qui s'annonce.

A Meux, près d'Eghezée, en plein cœur de la Hesbaye, avec des champs à perte de vue, les oiseaux devraient être très nombreux à ce moment de l'année. Mais en 2018, on n'entend rien : aucun chant d'alouette. Aucune trace de présence de perdrix grise.

Usage des pesticides

"Même l'alouette des champs, qui est adaptée à ce type de milieu, est beaucoup moins commune qu'auparavant" explique Jean-Yves Paquet, ornithologue chez Natagora. Il constate depuis le début des années 2000 un recul incessant du nombre d'oiseaux dans les champs.

La principale cause de mortalité des oiseaux, ce sont les pratiques agricoles, "notamment l'usage des pesticides parce que cela réduit la masse d'insectes disponibles, avec lesquels les oiseaux s'alimentent. Et aussi, le fait que les parcelles cultivées sont plus grandes, avec au final moins d'espace pour la nature". Résultat :  outre la diversité biologique qui recule, c'est une menace de plus pour l'équilibre des ecosystèmes.

Ces disparitions sont-elles irréversibles ? Pas forcément, selon le biologiste, "si on met en place certaines pratiques, et notamment les mesures agri-environnementales, c'est-à-dire des subsides donnés aux agriculteurs qui mettent en place des mesures plus favorables à l'environnement".  Pour certaines espèces comme le bruant proyer, c'est presque déjà trop tard.

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