Les "nounoursologues" ont repris le travail sur le campus d'Alma

Les "nounoursologues" ont repris le travail sur le campus d'Alma
Les "nounoursologues" ont repris le travail sur le campus d'Alma - © MARTIAL TREZZINI - BELGAIMAGE

La Clinique des Nounours a rouvert ses portes mardi matin sur le campus d'Alma. Pour la quatrième année, les "nounoursologues" y reçoivent les peluches des enfants de 4 à 7 ans. Au programme : consultation, prise de sang, radiologie et chirurgie. Le tout dans un décor plus vrai que nature. L'objectif est de familiariser les enfants avec le milieu hospitalier.

À la Clinique des Nounours, les enfants viennent soigner leurs peluches "comme pour de vrai". Ce concept venu d'Allemagne permettrait de diminuer l'anxiété des enfants vis-à-vis des hôpitaux. Une idée qui remporte un franc succès chez nous, car, cette année, les 350 étudiants bénévoles ne soigneront pas moins de 800 peluches.

Derrière l'organisation, deux kots-à-projet de Louvain-en-Woluwé : le Pédiakot et le Libellule Kot. Étudiants en médecine, infirmerie, pharmacie ou encore dentisterie, ils ont tous été recrutés et formés pour être, l'espace de trois jours, des "nounoursologues". C'est aussi l'occasion pour eux d'exercer leur compétences.

Un parcours ludique

Dans un premier temps, les instituteurs reçoivent des feuilles de symptômes et les enfants s'en inspirent pour créer une pathologie chez leur peluche. Après un passage à la consultation et une prise de sang, chacun est redirigé vers la kiné ou vers la chirurgie pour les cas les plus sérieux.

Parmi les têtes blondes, Lola est venue faire examiner sa peluche, "Lola la vache". "Elle a mal au ventre parce qu'elle a avalé une balle de baseball. On doit aller en radiologie, en chirurgie et elle doit prendre du Perdolan quatre fois par jour", nous explique l'élève de l'école Froidebise de Namur.

À chaque étape du parcours, les enfants récoltes des souvenirs, mais aussi de vrais conseils d'hygiène et de santé. Après s'être désinfectée les mains et avoir mis sa blouse, ses gants et son masque, Lola entame l'opération de sa vache. Mais surpise, ce n'est pas une balle de baseball qu'elle a avalé. "Elle avait juste mangé trop de bonbons", lui dit l'étudiante en médecine. "Est-ce qu'elle a eu mal ?", poursuit-elle. "Non, parce qu'elle était endormie. Il faudra juste lui dire de ne pas manger trop de bonbons".

Dorothée, la maman de Marion, accompagne le groupe d'élève. Elle est impressionnée par le dispositif mis en place par les étudiants de l'UCL. "On leur explique tout avec des mots d'enfants, et ça, c'est important."

"La peur du médecin disparaît"

C'est la deuxième année qu'Isabelle Barthélémy, institutrice maternelle, emmène ses élèves à la Clinique des Nounours. "L'expérience est enrichissante, nous dit-elle, la peur du médecin disparaît comme par magie".

Constance, étudiante en deuxième master de médecine et co-organisatrice de l'événement confirme : "Les effets de la Clinique des Nounours se ressentent. Nous avons déjà reçu des mails de parents qui nous expliquent que leurs enfants ont eu, par exemple, une appendicite et qu'ils étaient moins anxieux parce qu'ils avaient déjà opéré leur nounours".

La prochaine étape pour ces étudiants bénévoles sera d'essayer de réitérer l'expérience, mais, cette fois, avec des enfants déjà hospitalisés.

Maude Lebon

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