Les musulmans d'Europe plus confiants dans la démocratie que la moyenne des Européens

76% des personnes interrogées ressentent un fort attachement à l'égard du pays dans lequel elles vivent.
76% des personnes interrogées ressentent un fort attachement à l'égard du pays dans lequel elles vivent. - © Belga

Les musulmans d'Europe ont davantage confiance dans les institutions démocratiques que la moyenne des Européens et plus de trois-quarts ressentent un fort attachement avec le pays dans lequel ils habitent, selon une étude de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA).

Cette dernière a interrogé l'an dernier plus de 10.500 immigrés musulmans appartenant à la première et à la deuxièmes génération originaires de Turquie, d'Afrique et d'Asie dans 15 pays de l'Union européenne. "Les résultats de notre enquête décrédibilisent totalement l'affirmation selon laquelle les musulmans ne seraient pas intégrés dans nos sociétés", souligne le directeur de la FRA Michael O'Flaherty.

La violence comme réponse à des insultes à caractère religieux ou raciste n'est jamais fondée

Ainsi, 76% des personnes interrogées ressentent un fort attachement à l'égard du pays dans lequel elles vivent et 85% affirment que la violence comme réponse à des insultes à caractère religieux ou raciste n'est jamais fondée. Cette aversion envers la violence est encore plus forte chez les non-musulmans. Les musulmans ont également plus confiance dans la démocratie que la moyenne des Européens.

La discrimination religieuse est en hausse constante

Michael O'Flaherty reconnaît toutefois que les musulmans qui ont été confrontés à des actes discriminatoires et haineux se sentent moins liés à la communauté qu'une personne qui n'a jamais été confrontée à une telle situation. L'étude souligne par ailleurs que la discrimination religieuse est en hausse constante. Pratiquement un répondant sur cinq reconnaît avoir fait l'objet de discriminations de la part de propriétaires, d'employeurs ou de fonctionnaires ces cinq dernières années à cause de leur religion. En comparaison avec une étude analogue en 2008, il n'était qu'un sur dix. "Nous risquons d'aliéner les individus et leurs communautés, ce qui pourrait avoir de graves conséquences", avertit le directeur de la FRA. 

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