Les Musulmans célèbrent l'Aïd al Kebir, la "fête du sacrifice"

La fête du sacrifice trouve son origine dans la soumission à Dieu du prophète Abraham. "Il avait fait un rêve dans lequel il doit égorger son fils. Etant un prophète, il se devait d'exécuter ce qu'il avait vu en rêve. Au moment où il allait s'exécuter, cela n'a pas fonctionné. Un mouton est alors descendu", explique-t-on à la mosquée de Charleroi.

Le mouton est alors sacrifié à la place du fils du prophète. C'est pourquoi, depuis des siècles, les Musulmans de toute la planète célèbrent l'Aïd en sacrifiant un mouton ou un bœuf.

"Il y a déjà l'aspect de faire le même geste que le prophète Abraham", explique Mehdi Kinana, membre de la communauté musulmane de Charleroi. "La deuxième chose, c'est de faire cela en famille, en se regroupant autour d'une table. (...) C'est la joie toute la journée, que du bonheur."

Le sacrifice se fera entre la prière du matin et celle du soir et sera au centre d'une journée de fête et de partage.

"Par rapport au mouton en lui-même, un tiers est à partager avec le voisin, un tiers avec les amis et un tiers qu'on peut donner aux pauvres", poursuit Medhi Kinana. "L'acte symbolique n'est pas d'abattre un animal et de le mettre dans son congélateur mais vraiment de le partager."

Après le repas en famille donc, ce seront donc les visites aux autres membres de la famille, aux voisins, aux copains.... Une fête qui ne sera pas finie ce dimanche soir, les célébrations se prolongent souvent plusieurs jours.

PIAB, avec Hugues Decaluwé
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