Les "moitiés" des chefs d'Etat en visite à Bruxelles passeront par le musée Magritte

BELGIUM MAGRITTE MUSEUM PRESS PREVIEW
BELGIUM MAGRITTE MUSEUM PRESS PREVIEW - © ERIC VIDAL - BELGA

Le président américain Donald Trump est arrivé ce mercredi après-midi à Bruxelles. Il y assistera à un sommet de l'OTAN ce jeudi.

Pendant que les chefs d’états discuteront de leurs alliances militaires, leurs conjointes et conjoints se cultiveront. Le protocole impose qu’ils suivent un programme de courtoisie apolitique. La compagne de Charles Michel, Amélie Derbaudrenghien jouera les "first lady", en cultivant l’image positive de la Belgique. 

Concrètement, pour montrer un concentré de Belgique, quatre visites principales sont prévues pour la journée de jeudi : le musée Magritte, la maroquinerie Delvaux, les serres de Laeken, mais aussi l’hôpital des enfants Reine Fabiola, sans oublier une petite dégustation de chocolats Marcolini. 

La qualité des guides qui mèneront ces visites est essentielle car ce sont eux qui donnent du corps et du contenu à un moment de pure forme diplomatique. 

Dans le cas de Mélania Trump, il y a du travail

Michel Draguet, directeur général des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, guidera la visite du musée Magritte. Il souligne l’importance de la tâche et le pouvoir de ses visiteuses et visiteurs : "Il s’agit de distiller auprès de leurs maris une image peut-être fort différente de celle qu’ils peuvent avoir de la Belgique. Dans le cas de Mélania Trump, il y a du travail". Pour lui, il est important de montrer l’identité belge.  

Plusieurs œuvres de Magritte seront choisies en fonction de la sensibilité des visiteurs. "Magritte est la plus belle synthèse en matière de crédibilité culturelle de notre pays" . 

Comment expliquer le surréalisme et l’œuvre de Magritte à quelqu’un comme Mélania Trump qui ne connait probablement pas la culture belge ?

"Il existe une association des 'american friends'du Magritte Muséum dont le président, Wilbur Ross, est le secrétaire d’Etat américain au commerce. Magritte ne leur est donc pas inconnu. Voilà l’occasion de leur montrer qu’il ne s’agit pas d’une production de posters ou de carte postales, mais d’un artiste intéressant qui a une vision sur le monde. Et qui sait, peut-être que Donald Trump va passer d’une forme de surréalisme à une autre grâce à cet apport de la pensée de Magritte qui pratique la tentation du 'On n’est jamais assez rien du tout'". 

Comment pousser les Américains à revenir en Belgique et en Europe après les attentats ?

"La confiance d’un pays c’est aussi la manière de le sécuriser, et nous l’avons montré. Mais il s’agit aussi de monter qu’il y a un patrimoine et une richesse qui incitent les gens à revenir ". Le tourisme américain est essentiel. Il revient petit à petit et cet événement aura un impact mondial, par exemple sur les Japonais mais aussi sur les Allemands qui font partie des touristes qui ne viennent pas à Bruxelles en ce moment.

Un signal politique fort du gouvernement fédéral en choisissant notamment le musée Magritte comme vitrine ?

"Je suis ravi que le gouvernement ai pensé au musée car nous avons souvent été oubliés. Je pense qu’on commence à se rendre compte dans les milieux politiques que ce sont des outils de développement économique, touristique, culturel qui sont essentiels à l’image d’un pays. Quand on veut vendre des choses comme du chocolat, des diamants ou encore de la technologie, être à l’intérieur d’une exposition, c’est montrer que nous ne sommes pas un peuple sorti de rien et que nous avons une longue tradition qui fait notre richesse".

 

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