Les mesures du budget coûtent plus de 3 millions à l'Hôpital Saint-Luc

A Saint-Luc, le Directeur Administratif et Financier, Philippe Dehaspe estime que sur 5 millions d’euros, l’hôpital ne recevra que 2,2 millions.
A Saint-Luc, le Directeur Administratif et Financier, Philippe Dehaspe estime que sur 5 millions d’euros, l’hôpital ne recevra que 2,2 millions. - © HERWIG VERGULT - BELGA

Qui paie la facture des économies réclamées par le fédéral, dans le cadre du budget 2017 ? Les hôpitaux vont devoir sortir leur portefeuille. Ils sont touchés par une des mesures annoncées par le gouvernement fédéral : l'indexation partielle des honoraires des prestataires de soin. La mesure rapporte 247 millions d'euros à l'Etat. L'hôpital Saint-Luc, lié à l'Université Catholique de Louvain estime perdre 3,3 millions d'euros. Ce qui correspond à 50 équivalents temps plein.

Au premier janvier 2017, les honoraires des médecins devaient être indexés. Concrètement, la consultation devait augmenter de 2,5 % pour mieux coller au coût de la vie. Le patient ne l'aurait presque pas ressenti puisque c'est l'INAMI qui compense. L’indexation partielle veut que l’augmentation se fasse, mais seulement d’un tiers de ce qui était initialement prévu. Et pour les hôpitaux (notamment universitaires) c'est un énorme problème, parce que lorsque le patient paie sa consultation, l'argent va à l'hôpital, pas au médecin. A Saint-Luc, par exemple, le Directeur Administratif et Financier, Philippe Dehaspe estime que sur 5 millions d’euros, l’hôpital ne recevra que 2,2 millions.

Pendant ce temps-là, le salaire des médecins et du personnel hospitalier continue d’être indexé. Donc, il augmente. L'hôpital doit payer son personnel plus cher, en ayant des rentrées financières moins importantes que prévu.

" Il va falloir travailler plus avec moins de personnel "

Cela risque-t-il d’avoir un impact sur l’emploi ? " On n’a vraiment pas le choix ", répond Philippe Dehaspe, " On doit absolument rester en positif. Ça veut dire faire des économies et donc ça va vouloir dire de rogner sur les achats là où on peut. Mais je crains que toute nouvelle initiative doive être refusée. Et surtout, on va devoir faire travailler plus avec moins de personnel. " A priori, pas de licenciements au sein des 5000 employés de l’hôpital, "mais des non-renouvellement de contrats au moment au quelqu’un s’en va, c’est quasiment certain !"

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