François Fornieri et deux autres membres du comité de rémunération de Nethys ont passé la nuit au poste de police.

François Fornieri, ex-président du comité de rémunération de Nethys
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François Fornieri, ex-président du comité de rémunération de Nethys - © RUDY LAMBORAY - BELGAIMAGE

François Fornieri, Pierre Meyers et Jacques Tison, trois anciens membres du comité de nomination et de rémunération de Nethys, ont été longuement entendus ce mercredi par les enquêteurs. Les interrogatoires ont duré très tard en soirée, et ils ont repris ce jeudi matin. Selon nos informations, entretemps, les trois intéressés ont été privés de liberté, et ils ont passé la nuit au poste de police.

Que reproche la justice à ces trois hommes ? C’est difficile à établir avec précision. Il s’agit vraisemblablement de vérifier dans quelles circonstances les fameuses et généreuses indemnités de rétention ont été octroyées au management de Nethys lorsque le gouvernement wallon a imposé un plafonnement salarial. Des faveurs ont-elles été promises en contrepartie de ce mécanisme de contournement du décret, juste avant son entrée en vigueur. Les questions des enquêteurs sont apparemment très nombreuses. Mais pour l’instant, tous les magistrats qui s’occupent de ce dossier se taisent dans toutes les langues.

L’avocat de François Fornieri, en milieu de matinée, s’est contenté d’un commentaire laconique : "L’audition de mon client est très longue, mais elle permet de répondre à toutes les interrogations des enquêteurs. Mon client regrette une nouvelle fois les fuites dans la presse, mais il est heureux de pouvoir enfin s’expliquer, dans le cadre d’investigations qui ont commencé voici quinze mois".

Plusieurs affaires ?

Le nom de François Fornieri est évoqué dans plusieurs affaires judiciaires menées par l’Office central de répression de la corruption, la police judiciaire fédérale et le juge d’instruction liégeois Frédéric Frenay.


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Le quotidien L’écho a rappelé que "l’une d’entre elles questionne son rôle en tant qu’ancien président du comité de nomination et de rémunération de Nethys, qui avait validé le montage des indemnités de sortie de l’ancien management de l’entreprise, Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, partis avec plus de 15 millions d’euros. C’est également François Fornieri qui avait créé les structures Ardentia Holding et Ardentia Tech, qui devaient racheter Win et Elicio, filiales de Nethys, à un prix considéré comme bien trop faible, Stéphane Moreau devant hériter des postes d’administrateur-délégué

L’un des autres dossiers judiciaires date d’il y a un an : une instruction judiciaire avait alors été ouverte pour une suspicion de délit d’initié. C’est la FSMA, l’Autorité des services et marchés financiers, qui avait alerté la justice pour des faits présumés commis en 2019.

Archives : Journal télévisé 14/11/2019

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