Les marquages au sol à l'heure de l'homologation

Les premières analyses des candidats aux marquages routiers ont duré toute la journée.
Les premières analyses des candidats aux marquages routiers ont duré toute la journée. - © Tous droits réservés

Le marquage au sol des routes fait l’objet d’une sélection extrêmement stricte. Le processus prend deux ans avant que la peinture ne soit validée. Les marquages à l’eau deviennent tendance, ils seront obligatoires en Wallonie dès 2023.

C’est au milieu d’une bande nationale bloquée que plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées : des ingénieurs, des examinateurs, des entrepreneurs… C’est au tour d’une des entreprises françaises de se faire tester.

Pour cette entreprise, tout a déjà été analysé, au préalable, pour que le test se déroule sans accroc. Une machine s’avance et dépose un premier trait de peinture le long du sol. Il y aura neuf traits blancs en tout, pour recouvrir toute la largeur de la route. Du côté de l’entreprise examinée, la tension monte, alors que tous ses mouvements sont analysés scrupuleusement par les inspecteurs : "c’est comme pour une Formule 1 le premier jour de course, décrit Frédéric Féré, directeur marketing opérationnel de la société SAR. Nous avons travaillé pendant des mois, mais ce n’est qu’au jour J qu’on peut voir que tout fonctionne bien."

La peinture doit respecter certaines règles strictes : la tenue de la couleur, le comportement face à l’eau pour vérifier si la bande glisse, mais aussi la rétroréflexion, qui permet aux conducteurs de voir le marquage pendant la nuit.

Le but est évidemment d’éviter tous les dangers potentiels pour l’ensemble des usagers de la route, à deux ou à quatre roues. Et surtout d’éviter une détérioration rapide. Voilà pourquoi un marquage ne pourra être homologué que deux ans après avoir été placé.

Des normes environnementales de plus en plus sévères

En 2023, tous les marquages routiers devront être à base d’eau. Une volonté décrétée par la région wallonne, pour suivre les normes européennes. "Sans solvant, les peintures à l’eau sont bien évidemment meilleures pour l’environnement, souligne Gauthier Michaux, ingénieur chargé de la coordination de l’homologation de Baillionville, pour le compte du service public de Wallonie. C’est l’un des enjeux de l’homologation de cette année pour les entreprises, qui veulent être prêtes à temps."

Un million de voitures passent chaque année par cette nationale 63 qui relie Marche-en-Famenne à Liège, en passant par Baillionville. Statistiquement, 75% des produits de marquage finissent par être homologués, pour peut-être finir un jour par être apposés sur les routes wallonnes et belges.

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