Les Magritte du cinéma peuvent-ils créer le buzz à Cannes ?

Image de la 1ère cérémonie des Magritte organisée le 5 février dernier à Bruxelles
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Image de la 1ère cérémonie des Magritte organisée le 5 février dernier à Bruxelles - © RTBF

La Communauté française, via le Centre du cinéma et de l'audiovisuel a décidé de se joindre à l'Académie André Delvaux pour organiser, lors du prochain festival de Cannes, une soirée de promotion du cinéma belge et des Magritte du cinéma.

L'Académie André Delvaux, qui organise la cérémonie des Magritte du cinéma (la première édition s'est tenue le 5 février dernier à Bruxelles) et dont le but est de promouvoir le cinéma belge, a décidé d'organiser une soirée de prestige à l'occasion du 64ème festival de Cannes. Elle se tiendra dans un grand hôtel cannois, partenaire des Magritte. 

L'objectif est de créer l'évènement sur la Croisette pour faire connaître les Magritte du Cinéma au niveau international et donc, le cinéma belge. Cinéastes, réalisateurs et acteurs belges seront invités mais aussi des étrangers dont "pas mal de vedettes internationales désireuses de venir", affirme Patrick Quinet, l'un des co-fondateurs de l'Académie André Delvaux. 

Quant à savoir qui exactement, il faudra attendre le 16 mai, date à laquelle se tiendra l'évènement. Car si certaines vedettes s'annoncent, on est jamais certain qu'elles seront présentes, dit-il, autant ne pas prendre de risque. 

Pour animer la soirée deux concerts : ceux de Selah Sue et de Puggy qui feront le déplacement jusqu'à Cannes pour l'occasion. Un évènement qui "crée déjà le buzz sur La Croisette", selon Patrick Quinet. A vérifier. 

Pourquoi les Magritte à Cannes ?

Pour Patrick Quinet, cette idée se justifie par ce raisonnement : "Comme souvent en Belgique, quand on est reconnu à l'étranger on retrouve une reconnaissance ici en Belgique". En d'autres termes, l'organisation des Magritte pourrait bénéficier, au travers de cette possible reconnaissance internationale, d'une meilleure légitimité. 

Quant à ceux qui rient de cette nouvelle apparition dans le monde très fermé du cinéma, Patrick Quinet rétorque : "Les César, on en riait à l'époque, la profession n'en voulait pas. Aujourd'hui c'est devenu ce que c'est". Et d'ajouter : "Il faut être fier de ce qu'on fait, du cinéma que l'on fait, de nous-même, de notre communauté et que l'on s'affirme".

Il faut dire aussi que la première cérémonie des Magritte du cinéma avait suscité pas mal de critiques dont celle de Cécile de France qui regrettait que cet évènement ne rassemble pas francophones et néerlandophones. Mais ce qu'on sait moins, explique Patrick Quinet, c'est que l'actrice s'est excusée car "elle n'avait pas tout compris", elle aurait "parlé trop vite". 

Bientôt des Magritte pour le nord et le sud du pays 

Il y a toujours eu côté francophone "une vraie volonté d'ouverture", dit-il, mais ce sont les Flamands qui n'ont pas voulu. Aujourd'hui, de nouvelles discussions sont en cours, et elles seraient en bonne voie. Mais le fait d'avoir un gouvernement fédéral en affaires courantes ne facilite pas les choses. L'évènement commun n'est donc pas encore au programme de la deuxième édition. Car les Magritte vont se poursuivre, une étude confiée à un institut de sondage (Dedicated Research) ayant montré que l'objectif de la première édition avait été atteint. 
  
Pour l'avenir, Patrick Quinet évoque le maintien d'une cérémonie de chaque côté de la frontière linguistique avec, à l'occasion de cette diffusion, une remise de prix "plus nationale". Pas de troisième cérémonie, mais un prix qui serait remis une année du côté flamand et l'autre année du côté francophone. 

Et la Communauté germanophone dans tout cela ? La porte leur est ouverte, répond Patrick Quinet, "il n'y a pas d'exclusivité".

C. Biourge
  

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