Les législations concernant l'avortement dans le monde

Les sénateurs argentins ont rejeté la légalisation de l'avortement ce jeudi, alors que le projet de loi avait été approuvé par les députés en juin. Mais quelles sont les législations en place sur le continent américain? Un constat : l’avortement est un droit encore assez limité en Amérique latine.

Seuls trois pays autorisent l’avortement dans un délai imparti: Cuba, la Guyane et l’Uruguay. La plupart des autres pays l’autorisent sous certaines conditions strictes : pour préserver la santé ou la vie de la mère, en cas de viol ou d’anomalie du fœtus. C’est le cas du Brésil, du Pérou ou encore de l’Argentine. Enfin, il y a ceux qui l’interdisent purement et simplement : le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et Haïti, par exemple.

A l’échelle du continent, le Canada l’autorise, tout comme les Etats-Unis. Mais ce n’est pas parce que l’avortement est autorisé que c’est toujours facile. Aux Etats-Unis, dans 46 états, un praticien peut refuser de pratiquer l'avortement.

Et en Europe?

L’Amérique du Nord donne donc plus de droits aux femmes concernant l’avortement. En Europe, la situation est similaire : l’avortement est autorisé pratiquement partout. Dans deux cas, au Royaume-Uni et en Finlande, il est autorisé mais très encadré. Les femmes doivent obtenir l’autorisation de deux médecins pour pouvoir avorter. Ensuite, en Pologne et en Irlande, l’IVG est interdite sauf en cas de danger de mort pour la mère.

Et puis, il y a Malte qui l’interdit. Dans ce pays très conservateur, les femmes qui ont eu recours à une IVG et leur médecin encourent d'ailleurs une peine de prison ferme.

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