Les legaltech, ces technologies qui font évoluer la profession d'avocat

Les legaltech, ces technologies qui font évoluer la profession d'avocat
Les legaltech, ces technologies qui font évoluer la profession d'avocat - © JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP

Les legaltech, c’est l’arrivée d’une nouvelle vague de technologie dans le monde juridique. Mais le monde juridique a déjà connu quelques révolutions dans le domaine ces dernières années : l'informatique, l'usage d’une adresse Internet, le dossier électronique, la cybersécurité, les legaltech existent déjà depuis longtemps.

Depuis quelque temps, le mot fait le buzz car c’est aussi une expression pour regrouper ces start-up qui ambitionnent de révolutionner l’accès au droit en fournissant directement certains services juridiques via des technologies qui vont de la simple automatisation à l’usage de l’intelligence artificielle.

Accomplir des tâches automatisées

On peut parler d’évolution et de révolution, mais les avocats ne doivent en aucun cas avoir peur pour leur avenir car en y regardant de plus près, les legaltech proposent surtout des concepts qui permettent d’absorber des tâches répétitives et standardisées. En d’autres mots, elles démocratisent l’accès à certains services simples et standards. Pour quelques dizaines d’euros, on peut ainsi obtenir un bail qui se complète automatiquement.

Il y a aussi la préparation de documents de base pour l’enregistrement d’une marque ou la création d’une entreprise, des chatbots qui vont automatiser la réponse à certaines questions juridiques simples, ce n’est pas non plus demain qu’un robot va pouvoir vous assister dans une opération de rachat d’une entreprise, avoir le flair pour déceler le bluff dans une négociation ou choisir le bon moment pour proposer de débloquer une situation ou de faire une concession.

Assistant et non concurrent de l'avocat

La plupart des legaltech visent surtout à faciliter et alléger le travail des avocats. Elles vont même jusqu'à travailler avec eux en automatisant une série de tâches, telles que la recherche d’information, la comparaison de textes et la recherche de jurisprudence. Certes, certaines legaltech s’adressent directement aux particuliers et aux entreprises, mais pour y parvenir, ces start-up ont également besoin des connaissances juridiques et de l’expertise des avocats pour servir leurs clients et surtout gagner en crédibilité.

Les premiers de la classe en la matière, ce sont les Américains, mais le droit américain n’est pas le droit européen et encore moins le droit national. On ne peut donc pas faire un simple copier-coller technologique. En Belgique par contre, il y a d'excellentes initiatives. Notamment un incubateur de legaltech qui a pour objectif de promouvoir l’innovation et la modernisation de la profession d’avocat.

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