Les inscriptions dans le secondaire, c'est reparti

La sortie du congé scolaire de Carnaval, replonge des parents dans des démarches administratives. Pas tous les parents d'écoliers, bien sûr... Non, ceux qui vont orienter leurs enfants du primaire vers le secondaire. C'est bien à partir de ce lundi que l'inscription dans le secondaire est ouverte.

Ultime délai: le 24 mars

Le formulaire et la formule n'ont pas changé: le formulaire d'inscription est obligatoire, il doit être déposé en main propre dans l'école du premier choix. Ultime délai: le vendredi 24 mars.

Rien ne sert de se précipiter, les premiers arrivés ne seront pas les premiers servis. Chaque demande est traitée sur une autre base que la date de dépôt et cette base est stable depuis sept ans.

La formule en vigueur porte le nom de code de FUI, le formulaire unique d'inscription. Sur ce document, les parents indiquent leur choix prioritaire et, éventuellement, d'une à neuf écoles supplémentaires en ordre décroissant.

La série de critères

La majorité des demandes est satisfaite. Mais, dans certains établissements, les places sont insuffisantes, c'est le cas dans la région bruxelloise, dans quelques écoles du Brabant wallon ou de la région liégeoise. Ou bien des établissements sont trop convoités, ou bien, dans certaines zones, la poussée démographique est trop forte.

La priorité revient alors aux enfants d'enseignants en place, aux frères et soeurs des écoliers en place. Ensuite, interviennent plusieurs critères, géographiques essentiellement, comme la distance entre le domicile et l'école primaire actuelle. Et c'est là que ça se complique.

A chaque élève est attribué un indice, d'où un classement et un nouvel ordre prioritaire. En outre, les écoles doivent réserver un quota de places aux élèves reconnus comme moins favorisés. Cela pour encourager la mixité sociale. C'était d'ailleurs et cela reste l'un des objectifs de ce décret inscription. Un autre est de favoriser la réussite scolaire.

Un avis très sévère sur le décret 

Ce décret-ci est appliqué depuis sept ans. Dans son évaluation, la commission de pilotage a remis récemment un avis très sévère.
La formule actuelle serait bel et bien transparente, mais terriblement complexe en tout cas dès qu'il s'agit d'établir et d'analyser les critères.

Ce sont plutôt des enfants des classes moins favorisées qui subissent le décret

Une ASBL suit cette matière depuis le premier décret il y a dix ans. Anne François coordonne l'association citoyenne "Elèves". Aujourd'hui, dans les zones de forte densité, pour des écoles fort demandées, les parents calculent eux-mêmes les chances d'aboutir.

Enfin, certains parents seulement: "à présent, ce sont plutôt des enfants des classes moins favorisées qui subissent le décret, principalement à Bruxelles où 40% des enfants sont issus d'une population défavorisée aux plans socio-économiques et culturels. Ils ne peuvent pas comprendre la mécanique décrétale tel que l'a émise le législateur."

Toute autre éventuelle formule d'inscription est liée à l'application ou non du Pacte d'excellence. La question de fond est de savoir quel est le problème: le décret en lui-même ou le manque de places dans certaines zones de la Communauté française?

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