Suivez au jour le jour les chiffres de l'évolution de l'épidémie de coronavirus en Belgique

Suivez au jour le jour les chiffres de l'évolution de l'épidémie de coronavirus en Belgique
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Suivez au jour le jour les chiffres de l'évolution de l'épidémie de coronavirus en Belgique - © Tous droits réservés

Depuis mi-juillet, le nombre de cas de coronavirus recommence à augmenter sensiblement dans notre pays, laissant planer l'ombre d'une seconde vague. Afin de mieux comprendre l’évolution de l’épidémie en temps de post-déconfinement, et avoir une vision plus claire sur la situation en Belgique, cette série de graphiques interactifs* présente les principales statistiques du covid-19, de la manière la plus simple et précise possible.

La démarche choisie est, pour la majorité des graphes, de présenter les chiffres depuis le 8 juin, date de la troisième phase de déconfinement, et ensuite de placer en parallèle les chiffres globaux, récoltés depuis le 1er mars 2020. Ce zoom sur les données, depuis le moment où l’épidémie s’est calmée, permet de mieux visualiser, de mieux analyser les caractéristiques de cette possible résurgence du virus. Pratiquement, il suffit de cliquer sur les flèches de navigation situées au-dessus des graphiques pour passer d’une vue à l’autre.

En lien direct avec la base de données Sciensano, ces graphiques sont automatiquement mis à jour toutes les heures, et s’adapteront donc rapidement à une évolution des données (Sciensano met à jour ses données au moins une fois par jour).


Note importante : Sciensano donne un délai de 3 à 5 jours pour que les données soient considérées comme consolidées, c’est-à-dire (quasi-)complètes (deux jours pour les hospitalisations). Les chiffres des 2 à 5 derniers jours sont donc à considérer comme provisoires.


Les graphiques peuvent ne pas s'afficher sur mobile, nous conseillons alors d'ouvrir l'article dans le navigateur de votre smartphone en cliquant sur ce lien
*Sur mobile, les graphiques peuvent mettre un petit temps (une dizaine de secondes) à charger.

Vers une seconde vague(lette) ?

Les cas diagnostiqués, pour la Belgique, ses provinces, plus la région de Bruxelles-capitale, permettent de visualiser une résurgence du virus. Durant cet été, un signal d’alerte a été donné le 17 juillet, au vu de l’augmentation marquée des cas, de manière plus ou moins importante, dans toutes les provinces belges. Un CNS le 27 juillet a décidé d'un renforcement assez brutal des mesures au niveau national, réduisant la bulle sociale à cinq personnes pour un mois, diminuant de moitié le nombre de personnes aux événements organisés, et limitant à dix le nombre de personnes lors de réunion privée, comme les réceptions, mariages, etc.

Il est important de noter que les personnes testées actuellement sont différentes de celles testées lors de la première vague : alors, c'étaient les cas les plus graves qui étaient testés; cet été, grâce au suivi de contacts, un nombre plus importants de personnes ayant des symptômes légers, ou pas de symptômes, sont également testées. On a donc une vue bien plus précise du nombre réel de contaminations, par rapport au tout début de l'épidémie. Ce rebond ne doit donc pas être strictement comparé à la première vague.

En ce début de mois d'août, on ne peut toujours pas parler de deuxième vague, ni de propagation sur l'ensemble du territoire : les foyers de contamination semblent pour l'instant plus ou moins localisés.


Remarque : les chiffres du week-end sont toujours plus bas qu'en semaine, pour des raisons simplement logistiques. Il est donc bien important de considérer les chiffres sur plusieurs jours avant d'en déduire une tendance réelle.


La Flandre toujours la plus touchée

Tout au long de l’épidémie, c’est la Flandre qui a compté le plus de cas, une situation en partie expliquée par sa population et sa densité plus importantes, par rapport à la Wallonie ou Bruxelles. Le rebond estival suit cette même logique, la province d’Anvers subissant la hausse la plus importante parmi les provinces belges, et la Ville d'Anvers constituant le principal foyer belge, fin juillet/début août. Des mesures spécifiques ont été prises pour cette province, notamment l'application d'un couvre-feu.  Depuis, la situation s'est stabilisée, le nombre de cas n'augmentant plus de jour en jour depuis début août.

Rebond en Wallonie et à Bruxelles

En Wallonie et à Bruxelles, on n'a dans un premier temps pas constaté pas de hausses trop fortes des cas (exceptés dans certaines communes, comme Aubange, où des foyers très localisés sont apparus). Mais depuis le 28 juillet, une hausse importante de cas est constatée, avec des chiffres qui n'avaient plus été atteints depuis fin avril. Ce rebond conséquent doit encore être confirmé avec les chiffres des prochains jours.

Anvers et Bruxelles, deux grandes zones urbaines

Incertitudes autour des hospitalisations

Au niveau des hospitalisations, une certaine hausse est constatée dans les trois régions, sans qu'elle ne soit particulièrement importante.

Les 20-39 ans les plus touchés

Une des caractéristiques de ce rebond estival de l’épidémie est que les tranches d’âge les plus touchées sont les 20-39 ans, alors que la première vague de l’épidémie avait surtout touché les personnes âgées, à cause notamment de la situation longtemps chaotique dans les homes. Ce rebond estival, où beaucoup des cas sont pour l’instant asymptomatiques ou peu sévères, reflète donc la reprise économique et festive du pays.

Des capacités de testing en hausse

Depuis début juin, le nombre de test est resté plutôt stable, tournant autour des 10.000 tests journaliers (si l’on ne tient pas compte des week-ends, où le nombre de tests est toujours sensiblement plus bas). Elle commence à augmenter depuis fin juillet, pour enfin dépasser les 15.000 tests journaliers.

La capacité de testing est cependant bien plus importante que lors du début de la première vague : la proportion de malades effectivement diagnostiqués est donc plus importante cet été qu’elle ne l’était au printemps dernier, ce qui permet d’affirmer que l’estimation de l’évolution de l’épidémie est bien plus précise actuellement.

Depuis le 1er août, les chiffres de tests ont changé : ils recensent maintenant le nombre de tests, contrairement à avant le 1er août, où ils recensaient le nombre de personnes testées. Les tests multiples sont donc pris en compte.

Un taux de reproduction qui fluctue

Le taux de reproduction calculé par Sciensano, principalement sur base des hospitalisations, fluctue fortement et reste globalement au-dessus de 1 depuis fin juillet. Cependant, vu le nombre peu important d'hospitalisations par rapport au nombre de cas, ce n'est pas un indicateur fiable de la propagation actuelle du virus.

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