Les Flamands en meilleure santé que les Wallons et Bruxellois

En 2017, l'espérance de vie des Belges était de 81,4 ans.
En 2017, l'espérance de vie des Belges était de 81,4 ans. - © STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Le centre fédéral de recherche Sciensano a dévoilé vendredi un rapport sur l’état de santé. Il combine diverses sources de données afin de déterminer l’état de santé du Belge. Sa conclusion globale : la santé des Belges est relativement bonne malgré des inégalités régionales. En comparant les différents aspects de santé abordés, les Flamands se portent mieux que les Wallons et les Bruxellois.

L’objectif de ce rapport est d’aider à l’élaboration de politiques de santé adaptées aux besoins réels de la population. Décliné en plusieurs aspects, il compare les données des différents pays européens. Des mises à jour régulières seront apportées aux chiffres.

Espérance et qualité de vie

Malgré une augmentation de l’espérance de vie de ses habitants depuis plusieurs années, la Belgique se situe sous la moyenne de l’EU-15 (les 15 pays européens les plus développés de l’Union européenne). En 2017, elle était de 81,4 ans. La Wallonie est la région où l’espérance de vie est la moins optimiste avec 79,8 ans contre 82,8 ans en Flandre et 81,2 ans à Bruxelles.


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Comme l’explique le rapport, la qualité de vue dépend de la perception des personnes. Bien que ces données soient subjectives, elles restent toutefois un bon indicateur de mortalité, d’invalidité… Selon l’enquête de santé menée par Sciensano, plus de trois Belges sur quatre âgés de 15 ans et plus a évalué sa santé comme bonne ou très bonne. C’est une donnée à comparer avec l’âge : seule la moitié des personnes de 75 ans et plus déclaraient tenir une (très) bonne santé, contre 93% des jeunes entre 15 et 24 ans.

Mortalité

Le nombre de décès en Belgique est constant depuis une quinzaine d’années. On en compte environ 105.000 par an. Cependant, chez les citoyens de plus en plus vieux et lorsque l’âge est ajusté au taux brut de mortalité générale, ce taux baisse de 19% sur les 15 dernières années. Selon le rapport, ce taux est en Wallonie plus de quatre fois supérieur à la Flandre et plus élevé de 8% qu’à Bruxelles. Les causes de décès les plus courantes sont les tumeurs ou les maladies cardiovasculaires, représentant plus de la moitié de la mortalité.

La mortalité prématurée est également abordée et les causes principales de décès sont les mêmes que les causes de décès générales. En 2015, son taux pour les personnes âgées de 75 ans ou moins était de 325,1 sur 100.000. Elle est presque deux plus fois élevées chez les hommes que chez les femmes.

Cancer et diabète

En 2016, près de 70.000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués. Des chiffres qui ont augmenté autant chez les hommes que les femmes. Mais après un ajustement de l’âge, les taux d’incidence n’ont augmenté que chez les femmes. Une fois ces taux d’indice ajustés avec l’âge, les cas étaient plus nombreux en Wallonie. Les cancers de la prostate, du poumon et colorectal sont ceux qui touchent le plus les hommes. Pour les femmes, il s’agit des cancers du sein, colorectal et du poumon.

Pour la même année, plus de 6% de la population souffre de diabète. Ce sont les hommes qui en sont le plus victimes, et le nombre de cas augmente en fonction de l’âge. C’est en Région wallonne qu’il y a le plus de diabétiques, suivi par Bruxelles et puis la Flandre. Notons qu’entre 2010 et 2021, la prévalence du diabète était similaire à Bruxelles et en Région flamande.

Habitudes qui impactent la santé

En 15 ans, le nombre de fumeurs a baissé en Belgique. En 2013, près d’un Belge sur cinq fumait quotidiennement. Ce chiffre était similaire à la prévoyance moyenne de l’UE-15. Même moyenne belge pour les jeunes entre 15 et 24 ans avec 17% de fumeurs quotidiens. C’est en Wallonie et à Bruxelles que l’on retrouve le plus grand nombre d’adeptes de la cigarette.

Le Belge moyen consomme 11 litres d’alcool pur par an. Ce chiffre est proche de la moyenne européenne. La surconsommation d’alcool est un phénomène que l’on retrouve plutôt chez les hommes, où l’on compte plus de 21 consommations par semaine. L’hyper-alcoolisation (boire six boissons alcoolisées pour une même occasion minimum une fois par semaine) est fréquente chez les jeunes hommes entre 15 et 24 ans : ils sont un sur quatre.

Enfin, seulement deux tiers des Belges de plus de 18 ans déclarent pratiquer une activité physique régulière. Au niveau alimentaire, les Belges mangent trop de viande rouge et consomment trop de boissons sucrées et pas assez de légumes, fruits ou poisson.

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