Les feux de l'été ont causé des émissions record de CO2, selon Copernicus

Les incendies qui ont fait rage dans de multiples régions du monde ont provoqué des émissions record de CO2 en juillet et en août, a annoncé mardi le service européen Copernicus d'observation de la Terre, pointant du doigt la responsabilité du réchauffement climatique.

Lors de cette saison boréale des incendies qui touche l'hémisphère nord de mai à octobre, le mois de juillet a enregistré un record mondial depuis le début de ces mesures faites grâce à des observations satellitaires, avec 1.258 mégatonnes de CO2 émissions, dont plus de la moitié attribuée aux incendies en Amérique du Nord et en Sibérie.

Nouveau record en août, avec 1384,6 mégatonnes au niveau mondial, précise le communiqué de Copernicus.

"Tout au long de l'été, nous avons surveillé l'activité des feux de forêt dans l'hémisphère nord. Ce qui est apparu comme inhabituel, c'est le nombre d'incendies, la taille des zones dans lesquelles ils ont brûlé, leur intensité et leur persistance", a souligné Mark Parrington.

Saison des incendies inhabituelle

En particulier dans le nord-est de Sibérie, en république de Sakha, la saison des incendies a été "inhabituelle" par sa taille et la persistance des brasiers depuis début juin.

"C'est une histoire similaire en Amérique du Nord, dans certaines parties du Canada, dans le nord-ouest du Pacifique et en Californie, qui connaissent de grands incendies de forêt depuis fin juin et début juillet et qui sont toujours en cours", a-t-il ajouté.

Tous ces incendies ont un impact important sur la qualité de l'air des régions touchées mais aussi au-delà. Par exemple, un panache de fumée venu d'Amérique du Nord a atteint les îles britanniques fin août avant de traverser toute l'Europe, note Copernicus.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK