Les femmes japonaises autorisées à se remarier plus tôt

Une future mariée lors d'un mariage traditionnel au Japon à Itako
Une future mariée lors d'un mariage traditionnel au Japon à Itako - © KAZUHIRO NOGI - AFP

Le Parlement japonais a voté mercredi un amendement du code civil qui réduit à 100 jours, contre six mois auparavant, le délai que doivent observer les femmes divorcées avant de se remarier, conformément à une décision de justice survenue fin 2015.

Si de surcroît la femme divorcée prouve par un certificat médical ne pas être enceinte au moment où est actée cette séparation, le délai de remariage n'est pas applicable, selon le nouveau texte.

Le délai est en effet depuis l'origine justifié par des questions d'attribution de paternité en cas de grossesse découverte dans la période suivant le divorce.

Une loi datant du 19ème siècle

En décembre dernier, la Cour suprême japonaise avait jugé inconstitutionnelle cette règle datant du 19ème siècle selon laquelle une femme divorcée devait attendre au moins six mois avant de pouvoir se remarier.

Plus précisément, la Cour avait estimé irrationnel et à l'encontre de la charte fondamentale un délai excédant 100 jours.

Le gouvernement avait alors estimé que ce jugement pouvait être transcrit dans la loi et a proposé une nouvelle législation s'y conformant.

Des féministes restent cependant sur leur faim, jugeant que même 100 jours c'est trop.

Certains pays occidentaux avaient encore récemment des lois similaires. La France, par exemple, a aboli en 2004 l'interdiction pour une femme de se remarier pendant 300 jours après un divorce.

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