Les explosifs trouvés dans la voiture de l'évadé Redoine Faïd étaient factices

La voiture abandonnée par Redoine Faïd après son évasion en hélicoptère.
La voiture abandonnée par Redoine Faïd après son évasion en hélicoptère. - © GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

Les explosifs trouvés à bord de la voiture dans laquelle le célèbre braqueur évadé de prison, Redoine Faïd, a été repéré fin juillet en région parisienne étaient factices, a-t-on appris mercredi de sources proches de l'enquête.

Le braqueur de 46 ans, qui s'est évadé par hélicoptère d'une prison près de Paris le 1er juillet, avait été reconnu le 24 juillet sur des images de vidéosurveillance: il venait d'échapper à un contrôle de gendarmerie et d'abandonner dans sa fuite une voiture dans un parking souterrain au nord de Paris. Les analyses ADN ont, depuis, permis d'identifier Redoine Faïd et son frère aîné Rachid comme étant les occupants de la voiture, selon l'une de ces sources.

Les détonateurs étaient vrais

Des fausses plaques d'immatriculation et des pains de plastic avaient été découverts dans le véhicule. Ces derniers étaient factices, ont indiqué des sources proches de l'enquête, précisant que leurs amorces étaient réelles. Redoine Faïd a été condamné en avril à 25 ans de prison pour son rôle d'"organisateur" d'un braquage raté en 2010 qui a coûté la vie à une policière.

Depuis son évasion, une centaine de policiers spécialisés de la police judiciaire se concentrent sur la traque de ce multirécidiviste qui s'était déjà échappé de la prison de Lille-Sequedin en 2013 avant d'être repris, six semaines plus tard. Le 1er juillet, il s'était évadé avec l'aide d'un commando armé qui avait auparavant pris en otage un pilote d'hélicoptère. Deux hommes portant cagoules et brassards de police, équipés de fusils d'assaut de type kalachnikov et de disqueuses, avaient sauté de l'appareil qui survolait la cour du centre pénitentiaire, scié plusieurs portes, lâché des fumigènes et récupéré Redoine Faïd, alors au parloir. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK