Les évêques plaident pour que l'avortement ne devienne jamais "une intervention ordinaire"

Les débats portant sur la dépénalisation de l’IVG se sont clos cette semaine à la Chambre. Début juillet, la commission justice se penchera à nouveau sur la question et un vote devrait intervenir sous peu. C’est dans cet intervalle que les évêques de Belgique sortent de leur réserve et estiment que sortir l’avortement du code pénal aura "une signification symboliquement lourde".

Dans leur communiqué, les évêques de Belgique estiment "que l’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais "une intervention ordinaire."

Tommy Scholtès, le porte-parole des évêques de Belgique explique : "Nous nous battons pour une vie en devenir et cette vie, elle est là. Et donc sortir l’avortement du Code pénal veut dire que l’avortement devient un droit et que cela ne pose plus de question… Nous ne voulons pas que l’avortement devienne simplement un acte médical. C’est beaucoup plus que cela. C’est extrêmement grave pour la mère et c’est extrêmement grave pour l’enfant. Nous souhaitons  que ce symbolisme soit marqué ".

Commission en juillet

Début juillet, la commission justice se penchera à nouveau sur la question et un vote devrait intervenir sous peu. Une majorité (alternative) pourrait être trouvée. Evidemment, cette réaction de l’Eglise de Belgique fait également réagir les députés de la commission Justice. 

"L'Eglise a bien sûr le droit de parler (de ce sujet) mais ce n'est pas l'Eglise qui détermine les choix éthiques, les choix politiques et la morale d'une société", explique la député fédérale socialiste, Karine Lalieux."Parallèlement, je demande à l'Eglise de respecter à l'Eglise des respecter le droit des femmes, le droit à l'autonomie des femmes,la liberté de choix des femmes et après de respecter une décision prise par le Parlement", conclue l'élue socialiste. 

 

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