Les effets personnels des migrants jetés à la décharge, contrairement aux dires du parquet

Officiellement, les migrants auraient du retrouver leurs effets personnels.
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Officiellement, les migrants auraient du retrouver leurs effets personnels. - © Tous droits réservés

Que deviennent les effets personnels des migrants interpellés au Parc Maximilien comme ce fut encore le cas ce vendredi matin dans un climat tendu après les accusations de racket perpétrées par les migrants à l'encontre de certains policiers ? Officiellement, le parquet certifiait que ces affaires allaient être restituées à la Ville de Bruxelles pour ensuite être rendues à leur propriétaires. Il n'en serait rien. Ces effets personnels auraient finalement été envoyés à la décharge comme le prouvent les photos réalisées par notre journaliste David Brichard. Les migrants disent avoir pu récupérer leur matelas, mais les portefeuilles et GSM auraient disparu.

Sur les images, on y décèle clairement des matelas, des sacs de couchage et autres objets en tout genre. Des bénévoles sont sur place et tentent de rassembler les affaires des migrants. Ni le parquet, ni la police n'ont réagi pour l'instant.

La procédure, c'est de tout ramasser

La Ville de Bruxelles, par le biais de la porte-parole du bourgmestre Philippe Close, estime qu'il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Selon elle, ce qu'il s'est passé ce matin, a été demandé par la police et ce sont les les agents de la voirie qui ont nettoyé, selon la procédure. "La procédure c'est de tout ramasser, mettre dans une benne et de tout envoyer à la décharge".

La ville de Bruxelles soutient ses agents. Une enquête interne sera cependant menée dans le département des voiries. La porte-parole précise encore que le travail de ces travailleurs se substitue au travail du fédéral car, selon elle, ce n'est pas à la commune de prendre en charge ce qui est normalement du ressort du fédéral, à savoir l'asile.

Tout comme elle l'a fait hier avec des agents de police soupçonnés de racket, une enquête interne sur le traitement de ces effets personnels appartenant aux réfugiés est lancée pour ce qui concerne la police locale.

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