Les critiques fusent à la sortie de l'examen d'entrée en médecine et dentisterie

Un élève bruxellois, issu d'une filière générale option Sciences du réseau catholique, estime qu'il n'est pas juste, pour un examen d'entrée en sciences médicales et dentaires, d'avoir autant de matières scientifiques que de littéraires.
Un élève bruxellois, issu d'une filière générale option Sciences du réseau catholique, estime qu'il n'est pas juste, pour un examen d'entrée en sciences médicales et dentaires, d'avoir autant de matières scientifiques que de littéraires. - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

A la sortie de la première édition de l'examen d'entrée aux études en sciences médicales et en sciences dentaires en Fédération Wallonie-Bruxelles organisé vendredi à Brussels Expo, le ton est à la critique parmi les candidats. Beaucoup ont jugé l'épreuve particulièrement difficile.

Un élève bruxellois, issu d'une filière générale option Sciences du réseau catholique, estime qu'il n'est pas juste, pour un examen d'entrée en sciences médicales et dentaires, d'avoir autant de matières scientifiques que de littéraires. "J'ai envie de faire dentiste depuis que je suis petit. Moi je n'étais pas fort en français et je joue mon entrée en médecine et dentisterie sur des pages de textes à analyser. On n'a qu'une chance, alors que l'année prochaine il y aura deux sessions, aux alentours de fin juin et de fin août. J'ai étudié deux mois sans arrêt et dans les tests comparables qu'on nous a conseillés de regarder, si on connaissait nos formules, on pouvait trouver les réponses. Là, la part de réflexion était trop importante, même dans les matières scientifiques. En plus, les matières étaient mélangées. Par exemple, au matin, on avait chimie, physique, mais aussi empathie".

Ils jouent avec le destin des étudiants

Son père ajoute que son fils a suivi les cours préparatoires proposés par l'UCL (Université catholique de Louvain), par l'ULB (Université libre de Bruxelles), mais aussi des formations privées. "Il a passé des mois à revoir ses matières de secondaire et il a mis le nez dans celles de médecine, mais le test n'avait rien à voir. (...) Les politiques n'ont pas arrêté de changer d'avis et on a dû se préparer à un examen au dernier moment. Ils jouent avec le destin des étudiants."

Un élève français, dont l'inscription en faculté de médecine a été annulée dans son pays, estime lui que les connaissances ont été bien mobilisées dans les matières scientifiques. "Il y avait des termes utilisés comme monères, qui sont typiques du programme belge, mais auxquels je ne suis pas habitué. C'était très dur, les matières scientifiques surtout. En mathématiques, j'ai trouvé le niveau normal, mais il était élevé en physique, chimie et en biologie".

 

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