Les CPAS wallons plaident pour un "grand rassemblement national" contre la pauvreté

Les CPAS wallons plaident pour un "grand rassemblement national" contre la pauvreté
Les CPAS wallons plaident pour un "grand rassemblement national" contre la pauvreté - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Pour les CPAS wallons, la lutte contre la pauvreté doit passer par un plan "ambitieux et interfédéral". "On ne s’en sortira pas s’il n’y a pas un grand rassemblement national contre la pauvreté", a plaidé Alain Vaessen, le directeur général de la Fédération des CPAS wallons à l’occasion d’une assemblée générale destinée à renouveler définitivement son comité directeur, ce mercredi, à Namur.

Selon les derniers chiffres du SPF sécurité sociale, le risque de pauvreté, qui survient lorsqu’une personne gagne moins de 60% du revenu médian belge, atteint 21,8% en Wallonie, soit plus d’une personne sur 5, et 16,4% à l’échelle du pays.

Pour y faire face, les CPAS sont en première ligne. "Nous demandons dès lors des solutions à la hauteur de nos besoins financiers", a poursuivi Alain Vaessen en pointant notamment la nécessaire neutralité budgétaire, pour les CPAS, des mesures prises au Fédéral.

Quant aux politiques annoncées par le nouveau gouvernement wallon dans sa déclaration de politique régionale, "on a connu pire, mais nous restons attentifs" à la mise en œuvre de ce qui a été promis, notamment en termes de consolidation des subsides régionaux, a ajouté le directeur général de la Fédération à l’adresse du ministre régional des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS).

"Sous-financement"

En ouverture de l’assemblée générale, ce dernier avait notamment assuré "être conscient des difficultés" des CPAS. "La situation budgétaire de vos institutions est alarmante et se dégrade d’année en année. Les données du problème sont claires. La bonne gestion de nombreux CPAS et les efforts consentis depuis plusieurs années ne peuvent suffire à rencontrer l’augmentation exponentielle du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration ou son équivalent (+51%) au regard de l’évolution des dotations communales (trop forte pour les communes mais trop faibles pour les CPAS) et du volume de l’emploi dans vos services", avait-il relevé.

"C’est un fait : l’essentiel de votre sous-financement provient aujourd’hui des missions que vous remplissez pour l’autorité fédérale, que ce soit le coût du revenu d’intégration, celui des aides sociales équivalentes ou celui du personnel indispensable pour exercer ces missions", avait encore souligné le ministre en promettant enfin d’interpeller les autres niveaux de pouvoir, chaque fois que ce sera nécessaire, pour plaider "la juste cause" des CPAS.

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