Les contrôleurs De Lijn peuvent sanctionner ceux qui ne portent pas de masque, comment ça se passe en Wallonie et à Bruxelles ?

Les contrôleurs de la société flamande de transports en commun ont le pouvoir d’infliger une amende administrative de 250 euros aux passagers De Lijn qui ne porteraient pas de masque. Les agents du TEC et de la STIB ont-ils aussi la capacité de sanctionner eux-mêmes les personnes qui ne respectent pas les règles anti-covid ?

"Nos agents ont infligé 439 amendes administratives depuis l’obligation du port du masque dans les transports en commun", explique Françoise Ledune, directrice de la communication à la STIB. "À Bruxelles, il n’existe pas encore de disposition spécifique sur les infractions liées au non-port du masque, mais cela n’empêche pas les contrôleurs de verbaliser ceux qui ne portent pas de masques pour "non-respect des injonctions"."

En plus des contrôles des agents de la STIB, la police effectue également des contrôles. La porte-parole de la société bruxelloise de transport poursuit : "Nos agents réalisent une trentaine de contrôles du port du masque chaque jour sur le réseau. La police les accompagne régulièrement dans ces contrôles. Lorsque c’est le cas, c’est la police qui verbalise."

Selon Françoise Ledune, la priorité de la STIB n’est pas la verbalisation mais la sensibilisation. "Jusqu’ici, cette façon de procéder semble fonctionner plutôt bien puisque la toute grande majorité de nos voyageurs respectent l’obligation du port du masque. Néanmoins la verbalisation permet de convaincre les quelques récalcitrants d’autant qu’ils ont eu le temps de comprendre et de s’habituer à la mesure depuis le mois de mai. Un arrêté est d’ailleurs en préparation au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale qui vise à renforcer le dispositif répressif."

Cela faciliterait la vie de nos contrôleurs

En Wallonie non plus, il n’existe pas de passages dans les textes de loi qui permettent aux contrôleurs du TEC d’infliger eux-mêmes des amendes administratives spécifiquement pour le non-respect du port du masque. "Nous menons plutôt des actions de prévention. Nos agents rappellent constamment que le port du masque est obligatoire", explique Stéphane Thiery, porte-parole du TEC.


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Si une personne ne respecte pas les règles, les agents de la société wallonne de transport peuvent contacter la police. En parallèle, ils mènent ensemble des actions de contrôle. Stéphane Thiery trouve aussi que la pression sociale joue un rôle important : "Le port du masque est respecté par la grande majorité des clients. Si on est le seul à ne pas porter un masque, on se sent isolé."

Même s’il est assez satisfait de la collaboration entre la police et le personnel du TEC, le porte-parole pense que la Région wallonne pourrait s’inspirer du modèle flamand : "C’est un choix du gouvernement wallon, ça faciliterait la vie de nos contrôleurs."

Contacté par la RTBF, le cabinet du ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, n’a pas encore donné suite à notre demande.

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